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concert

  • Concert annuel

    Il est 00:13 au début de cette note, et je rentre tout juste d'un concert.

    Pas un concert où j'ai joué, mais un concert où j'aurais pu jouer.



    Concert où j'aurais
    voulu jouer.

    Et cette envie là, ça change tout.

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  • La musique adoucit les moeurs, I

     

    Aujourd'hui, c'est la fête de la musique.

     

    Et si t'as bien tout compris, comme je t'en parlais ici et ici aussi,  ben j'suis musicienne.

    Alors pour fêter cette Fête de la Musique, ben j'vais te parler Musique pendant les jours à venir.

     

    Donc j'espère que t'aimeras …

     

    J'ai commencé la musique à l'âge de 8 ou 9 ans, je ne sais plus très bien.

    Et tu m'croiras si tu veux, mais j'ai pas de souvenirs avant mes débuts dans la musqiue. Par contre, mes premiers moments, que ce soit solfège, flûte, orchestre, harmonie, c'est gravé comme dans de la roche.

     

    Même qu'aux moments d'inscription, il restait plus qu'une seule place pour les cours de flûte, et que je l'ai piqué à une autre fille, grâce à mon culot.

    On était en compétition, tu comprends, et déjà à ce moment là, j'étais une WARRIOR.

     

    Elle, elle attendait le prof dans son bureau, comme tout élève de 10-11 ans le ferait (ouais, en plus elle était plus vieille que moi !).

     

     

    Moi, fidèle à mes (désormais) habitudes, j'y suis allée au culot, et à la chance, j'ai cherché le prof dans les couloirs, et quand j'l'ai trouvé, j'lui ai dit que je l'aimais que je voulais apprendre la flûte. Et donc, quand on est retournés dans son bureau (qui était aussi sa salle de classe, on a des petits moyens dans la musique …) ben il a dit à l'autre fille que j'avais eu la place restante passque j'étais beaucoup plus jolie qu'elle j'avais été plus rapide.

     

     

    Ainsi commença mon amitié houleuse, une sorte de "je t'aime moi non plus" avec Benoît, le seul et unique prof de flûte que j'ai eu.

     

    Ouais, passque j'ai tenté le Conservatoire quand j'suis arrivée au Lux', tu comprends, j'me voyais pas vivre sans la musique.

     

    Mais ma prof, j'l'ai pas aimé, même que quand j'revenais de cours, je pleurais.

     

    Comme une gamine, oui, tout à fait.

     

     

     

    Et j'assume.

     

     

    Donc, j'ai stoppé le Conservatoire au bout de 3 semaines, passque nan faut quand même pas abuser, je fais pas de la musique pour pleurer ou pour appréhender chaque heure de cours. Pour ça, j'ai déjà mon bagage personnel, et les cours de latin et de linguistique.

     


     

  • Concert, J + 7

    Une semaine déja.

    Une semaine que les projecteurs se sont éteints, que les partitions ont été tournées, que la baguette de Nico s'est posée.
    Une semaine que j'ai vu mes petits devenir grands, gravir une marche dans la hiérarchie musicale.
    Une semaine que ce trop plein d'émotions reste logé en moi.

    Le 5 Avril. Traditionnel concert de printemps, avec tout ce que ça implique.
    4 Avril, arrivée à la gare à 20h30, bonjour maman, je suis pressée. Le temps de faire la route, à 21h, je suis à la salle. Ca fait déja 1h qu'ils ont démarré. Qu'ils répétent. Et c'était loin d'être fini ...

    23h, Maxime nous invite à continuer la soirée chez lui, avec une fondue au chocolat. Promenades dans les rues vides, la route du retour, et puis la maison, enfin. Il est 2h30. Ca fait exactement 17h30 que je n'ai pas posé mon sac, que je n'ai pas pu me "laisser aller". 17h30 que je change d'endroit comme d'autres changent d'avis. Que je change d'entourage.

    Et cette fatigue, toujours présente ...

    Et l'autre fatigue qui s'annonce, qui a dit qu'un concert était de tout repos ? Pas moi.

    Réveil tard samedi matin, ou plutôt samedi midi.
    Repas avec mes parents, ma soeur. 2h plus tard, je suis repartie sur les routes. Etudes oblige, me voilà à la librairie, pour réceptionner une commande.
    Quand je rentre, la maison est vide.

    Il me reste 10 minutes avant l'heure de rendez-vous, à la salle.

    Evidemment, j'arrive en retard, comme d'habitude, comme toujours, comme partout.

    Préparer la salle, descendre le matos, compter les chaises, compter les présents, prévoir les retardataires, préparer ses affaires, à sa place.

    Répéter.
    Rapidement, histoire de ne pas se foutre dedans pour le concert.
    "Mauvaise répét, bon concert. Excellente répét, mauvais concert."

    Plus qu'un dicton, une réalité.
    Surtout ce soir là, où pour la première fois, en répét, on a joué impeccablement un morceau que l'on a pas eu le temps de travailler assez, que ce soient les musiciens, ou le chef. Morceau qu'on a foiré le soir du concert, même plus que foiré ...
    C'est dans ces moments là, quand on est perdu dans sa partition, tout comme sa voisine, qu'on se rend compte de l'importance du chef. De son rôle, de tout ce qu'il exige.

    Et puis, ce moment d'émotion.
    Qui ne nous rajeunit pas, qui nous prend aux tripes et qui nous ferait presque verser une larme, comme Mél l'a fait remarquer.
    Thomas et Maxime, 17 ans à peine, prennent la baguette à leur tour, après des mois de cours de direction. Ils ont entamé ce long parcours qui les fera devenir de bons chefs. Même d'excellents chefs, à voir comment ils se débrouillent après seulement quelques mois.
    Ces petits, qui sont beaucoup plus grands que toi, mais que tu connais depuis qu'ils sont hauts comme trois pommes, ou presque. Que tu vois grandir, jour après jour. Que tu aimes comme des petits frères, parce qu'au fond, la musique, c'est quoi, à part une grande famille ?

    Et pourquoi tu crois qu'après un concert, on est incapables de parler avec le "commun des mortels" ? Y'a tant de trucs qui se passent en toi, t'as encore toutes les notes en tête, les morceaux foirés, les réussis, les surprises, tu vois encore le regard de Nico à un moment du morceau, où ce que tu joues est super important.
    T'as encore cette complicité tacite avec ceux qui jouaient à côté de toi, derrière toi.
    T'as ce truc. Y'a pas d'autre mot, c'est un truc.
    Que seuls les initiés peuvent comprendre.
    Tu trouves rien à dire à ce "commun des mortels" après un concert. Tu décompresses, tu te libères.
    Tu respires librement, tu arrêtes de te concentrer.


    Faire un concert comme celui que l'on a fait, c'est jouer une douzaine de morceaux. De tous genres : classique, jazz, contemporain, variété. Vraiment tous les genres.
    T'imagines la concentration qu'il faut, à chaque fois ? Pour jouer un morceau tel que le chef le veut, il faut être super concentré, il faut être dedans, à fond.

    Fais cette opération 12 fois, en évitant les couacs au maximum. C'est fatiguant. Mentalement.





    A 4h, tu rentres chez toi. Loin d'être fatiguée, encore emportée dans ce tourbillon de sensations. A 5h, tu t'endors.
    Le lendemain midi, tu remanges avec tes parents et ta soeur.


    Et c'est déja l'heure de prendre le train, de rentrer au Lux.


    BILAN : J'ai à peine vu mes parents, ma soeur. J'ai passé mon we quasi entier avec mes musicos. J'ai revu des gens, perdus de vus, éloignés, que j'avais pas oublié. J'ai pris mon pied.


    Le passé revient, au galop.

    Et c'est dingue comme c'est agréable ...