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Sociologie

  • Fêlures

    Je t'avais raconté la fin d'une jolie histoire, il y a quelques mois, ici et .

    Après ça, j'ai enchaîné sur un truc dont j'ai très peu parlé, sinon à des amis bien attentionnés.
    Un truc un peu moins joli, un peu plus malsain et toxique. Le genre de truc que tu sais pourri d'avance, dont tu ne ressors pas indemne et qui te laisse assommée pendant plusieurs semaines, plusieurs mois.

    Ma plus grande fierté de 2013 restera d'avoir passé (et réussi) l'écrit du concours d'instit moins de 4h après que ce mec ait rompu. Par SMS, évidemment.

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  • Les petits vieux

    Parfois, quand tu as un peu de chance, tu fais des rencontres extraordinaires. 
    De ce côté-là, je pense avoir beaucoup de chance. Ou alors je suis plus attentive que d'autres, ou je m'intéresse davantage aux gens, je ne sais pas.
    Parfois, on me reproche un peu cette "fraîcheur" et cette gentillesse dont je fais preuve à tout instant et qui se marient tellement mal avec la vie quotidienne parisienne que l'on nous décrit constamment.
    Et pourtant...
     

     J'étais en avance, ce jour-là. 

    Il faisait frais, mais beau. Un jour de décembre assez chouette. Jour de la St-Nicolas. Pour passer le temps, j'ai cédé à une de mes occupations préférées : m'asseoir sur un banc et regarder les gens passer. Les observer.

    J'étais donc là, sur la placette à l'angle des rues Lepic et de Maistre, écouteurs dans les oreilles et mains bien au chaud dans les poches (décembre je te rappelle). Un couple de petits vieux s'est approché au loin, lentement. Difficilement, même. Impossible, au début, de savoir lequel des deux s'appuyait sur l'autre.
    A l'approche de mon banc, ils se sont séparés. Elle s'est dirigée vers la boulangerie, il s'est approché de moi, aidé par sa canne, et m'a demandé, avec une politesse presque déplacée tant elle était grande, si je l'autorisais à s'asseoir à mes côtés. Ma légendaire gentillesse a répondu par l'affirmative, avec un grand sourire et en lui demandant s'il avait besoin d'aide. Il s'est assis, seul, et m'a raconté sa vie en diagonale.

    91 ans, atteint d'un cancer assez vilain qui l'handicape pas mal au quotidien. C'était bien lui qui s'appuyait sur elle pour monter la rue de Maistre. Sa façon charmante de m'appeler "Mademoiselle", de me vouvoyer et de me parler de lui, comme ça, sur un banc en plein milieu du XVIIIè arrondissement me donnent chaud au coeur et envie de l'écouter pendant des heures. Peu importe l'endroit. 
    Il me parle de sa guerre contre les Allemands, du temps où ils l'ont fait prisonnier, de son indignation et de son incompréhension quand certains jeunes au lycée ne savent même pas ce qu'est cette guerre qu'il a vécu du plus profond de ses tripes, qui l'a marqué à jamais. 
    Il me parle de sa femme, aussi, de leurs presque 70 ans de mariage, du courage qu'elle a de le supporter, chaque jour, et encore plus depuis qu'il est malade. "Vous savez mademoiselle, c'est pour elle que je tiens  le coup. Si ce n'était pas pour elle, il y a bien longtemps que je ne serais plus de ce monde !"
    Il me parle de cette petite boulangerie, en face de nous, où ils ont leurs habitudes, notamment celle de venir chercher le pain pour le lendemain et un petit goûter vers 16h. Il me raconte comment il aime faire un peu de charme aux vendeuses tellement gentilles et agréables.

    Quand sa femme nous rejoint, les traits tirés, elle sourit et lui dit "Tu t'es encore fait une amie ?" et me raconte, elle aussi, qu'il aime bien faire du gringue aux jeunes filles de chez Alexine. Il enchaîne en disant qu'aujourd'hui, ce n'était pas un bon jour, qu'il était fatigué et qu'il n'avait pas eu le courage d'aller jusqu'à la boulangerie.

    Nous resterons d'ailleurs encore 15 ou 20 minutes comme ça, tous les trois, à deviser plutôt gaiement sur ce banc au milieu du tumulte montmartrois. Le temps qu'il se repose, qu'il déguste sa part de flan, et qu'il échange encore quelques espiègleries avec moi.

     

    Presque neuf mois plus tard, je pense toujours à eux, à l'éclat dans leurs yeux quand ils se regardaient, à cet amour qui transpirait de ses paroles à lui, à cette tendresse qui jaillissait de ses yeux à elle.

     

    Ils étaient tellement beaux, mes petits vieux.

     

     

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  • Histoire d'un couple

    Puisqu'on est dans le thème des histoires d'amour, je vais t'en raconter une.



    Une que j'ai cotôyée (je sais jamais écrire ce mot ...) de près, et que j'ai beaucoup aimée tout plein.



    Je t'en avais parlé , en deuxième partie de l'article.

    (Faudra d'ailleurs que je songe à refaire correctement mes articles d'avant, la présentation craint du peu du boudin)

     

     

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  • L'interne en psychiatrie

    Donc, l’interne en psychiatrie va faire l’objet d’une étude sociologique, comme je l’avais fait pour le collègue, y’a quelques mois de celà.


    L’interne en psychiatrie se balade avec ses affaires, puisqu’il vient de passer 24h dans un hôpital de province.

    L’interne en psychiatrie a une grande culture musicale, et trouve que Mozart et Belle & Sebastian, ben c’est de la musique déprimante.
    Et sa culture musicale n’est pas feinte, puisqu’il a réussi mon test avec succès.
    « J’aime beaucoup Smetana »
    « Ah oui, la Moldau ... Magnifique. »

    Y’a tellement peu de gens qui la connaissent ...


    L’interne en psychiatrie est macho.

    Il prétend que les femmes sont faites pour avoir l’instinct maternel et garder des enfants, surtout à la retraite.
    Tandis que les hommes, eux, dès que la retraite arrive, s’ennuient parce qu’ils ne savent pas quoi faire.

    L’interne en psychiatrie
    reconnaît lui-même qu’il est « un peu macho », mais que nous les femmes, on en a « besoin », parce que ça nous « recadre ».



    J’ai pas besoin d’être recadrée moi.


    L’interne en psychiatrie
    dit « vous ».

    L’interne en psychiatrie ouvre des yeux effarés quand vous lui dites votre âge.



    L’interne en psychiatre
    lit Freud. « Sur le rêve ».
    Ne s’en vante pas.



    L’interne en psychiatrie est bizarre.






    C’est un pléonasme de dire ça tu crois ?

  • Comment je me fais pintader en beauté

    Rappelles toi, ICI.




    J't'avais dit que je te tiendrais au courant, ben me voilà au rapport.


    Bien que le titre casse un tantinet le suspensse, ben laisse moi te dire que tu vas bien rire (ou pleurer, tout dépend de si t'es mon coupain ou de si t'es pas mon coupain) (ça marche aussi avec les coupaines)





    Figures-toi que juste après avor posté ma note, vendredi après-midi, vers 17h (mais qu'est apparue sur vos écrans dimanche, c'est ça les merveilles de la technologie) (une des seules que je sache maîtriser, soit dit en passant), ben j'ai attendu qu'il soit 18:35.



    Pourquoi donc ?



    Passque T-l'ex faisait la sieste, et qu'il se levait à 18:30.

    C'est lui qui me l'avait dit.



    Ouais, parfois, on dialogue bien lui et moi.



    Il fut un temps (que les moins de 20 ans blablabla) où, quand l'un de nous faisait la sieste, ben l'autre l'appelait à une heure convenue pour le réveiller.

    Temps de la légèreté, de l'insouciance, des fous-rires et de la presque sincérité.




    Donc, je l'ai appelé à 18:35.


    Pour lui faire part de sa méprise (et non pas maîtrise, comme j'allais l'écrire) (cette histoire de mémoire/licence/doctorat me monte à la tête je crois).




    Il n'a pas décroché.


    Ptet qu'il dormait encore hein ? (Si si, c'est possible.)



    Je laisse donc un message.


    Si tu me connais un peu en vrai, lecteur, lecteuse (et y'en a de plus en plus mine de rien, levez la main bien haut SVP ... Hein ? Personne ?!) ben vous savez que chuis un peu déjantée des fois parfois.

    Donc mes messages le sont aussi.



    Je vais pas te faire le mot à mot (j'm'en souviens plus) (fort heureusement) mais je n'y ai plus pensé pendant la soirée.


    Et pour cause : y'avait les Pintades qui se rebellaient là bas, dans le 16è des pauvres. Moi y compris.





    Toujours est-il que la bise étant venue, je me trouvai fort dépourvue le mardi, toujours rien.



    Et puis, il s'est connecté sur l'engin diabolique : MSN.


    J'ai tenté un vague "Allô ?", auquel il a répondu "oui ?".


    Là, je te prie de saluer mon sens de la répartie, car j'ai répliqué : "Y'a d'la friture sur la ligne, j'ai essayé d't'appeller vendredi, t'as vu ?"

     

     

    Va savoir pourquoi, à partir de ce moment, il n'a PLUS RIEN dit.



    J'ajouterai même qu'il s'est déconnecté 1h après sans dire au revoir, alors que c'est pas du tout son genre. (La Pintade est optimiste.)






    Et puis le lendemain (mercredi, puisque tu as tout bien lu depuis le début) (si c'est pas le cas, t'as un gage), ben rebelote. Il se reconnecte sur l'engin diabolique.



    Et la Pintade s'obstine. Surtout quand la Pintade c'est moi en fait.




    Elle insiste donc, et va demander au T-l'ex s'il boude.


    "Ben non, pk ?".


    "J'sais pas, laisse moi réfléchir un peu. (...) Ptet passque t'as pas répondu hier, que t'es parti comme ça, et ptet aussi passque j't'ai appelé vendredi."




    Et là, tu vas assister à la Pintaderie suprême.


     

    "C'est toi qui m'a pas répondu hier. J'ai rien reçu après mon "oui"."

    "Ah ben pourtant j't'avais répondu. J'ai même l'historique si tu veux. Par contre, j'ai pas d'historique pour le message que je t'ai laissé vendredi."

    "Je l'ai bien eu. t'as pas eu mon mot sur MSN ce we ?"

    "Nan" ("Ducon, depuis que je suis sur Mac je reçois pas les messages qu'on m'envoie HL") (ça j'l'ai pas dit en vrai hein ?)

    "Je te disais qu'on m'avait dit le mardi 3 décembre et que j'allais demander des précisions et depuis je me suis fait enfler... Ce n'est ni le mardi 2 ni le mercredi 3. C'est le mardi 2 ET le mercredi 3..."





    Ooooooh mais comment que c'est TROP BIZARRE.


    Comme de par hasard j'ai envie de dire.



    Tu crois que si je lui dis que oh bah zut alors, je suis trop une cruche, en fait, ma surprise, c'est ni le mardi 2, ni le mercredi 3, mais c'est le lundi 1er ou le jeudi 4, ben il sera AUSSI de formation ces jours là ?!

     







    P.S : T'en fais pas si chuis pas là aujourd'hui, mais Uni.LoL m'a réquisitionnée pour assister à une réunion à la con sur comment rédiger son mémoire du mois d'avril. (Tu remarqueras, en page d'accueil, "Pourquoi le Luxembourg ?" en effet, POURQUOI ????? C'est une question que l'on me pose souvent, et à laquelle je n'ai pas encore de réponse ...)

    Donc je fais Paris-Luxembourg pour aller à cette réunion.

    On m'applaudit bien fort siouplaît ?


    Bon, OK, j'vais en profiter quand même pour aller déjeuner et boire avec Flow avant la réunion obligatoire.

    Et après, pareil.

    Ptet qu'on retournera voir nos barmen chéris, ou alors on en trouvera d'autres.


    Ou ptet qu'on ira se coucher à 19:00 tapantes. Après tout, tout est possible, non ?


    Je reviens samedi, en fin d'aprem ... 


    (et ne te fais pas de cinéma : le Thibault du tag n'a aucun rapport avec le T-l'ex. Simple coïncidence.)

  • L'antre du Mal

    Faïcebouque, c'est le mal suprême.



    Tu vois, à la base, c'est fait pour que tu partages des choses avec les gens de ton école actuelle.

    D'après ce que j'ai compris.



    Oui, MAIS.




    Passque tu te doutes bien qu'il a un "Mais".





    De fil en aiguille clic en clic, tu tombes sur des gens de ton lycée, de ton collège, de ton ancien boulot, de ton école primaire, de ta crèche, de ta ville.




    Et retrouver des gens du lycée, c'est le mal.



    Enfin, c'est juste que ça peut bien t'emmerder parfois.







    Passque la putafrange qui venait en talons aiguilles et jupe ras-la-cervelle au mois de décembre de l'année de la 2de, ben tu pouvais pas la piffrer.


    Pas passqu'elle était 25 fois plus belle que toi, juste passque mine de rien, elle était pas très fute fute, et surtout, très désagréable avec les gens.




    Et comme toi, t'as toujours été un peu babacool dans ta tête, ben les gens qui se la pètent, tu les aimes pas.




    Et donc, un beau jour de novembre, au lieu de faire ton commentaire sur cet enfoiré de connard de pourriture de Blake et ses conneuries farfelues, soporifiques et incompréhensibles Apocalypses Romantiques (ou comment, en 1795, il a écrit une prophétie disant que la Révolution Française allait se dérouler en France, en 1789, et que le peuple allait se rebeller et tout ça. Trop youhuuu quoi. Je veux ce mec comme voyant personnel.) donc ce jour là (oui parce que les digressions, ça fait un peu perdre le fil de l'histoire palpitante que je te raconte, tu trouves pas ?), ce jour là, tu tombes sur une demande d'amis d'une certaine C.... G.....


    Tu manques de tomber de ta chaise, et puis tu te dis : "Bof, elle doit chercher à battre un record de nombre d'amis, et puis c'est tout."




    Mécaniquement, tu l'ajoutes, en te disant intérieurement que les autres vont finir par voir que tu as vie super remplie, puisque plein de potes sont à toi, tout comme elle, à coup sûr.




    Et puis tu accèdes à sa page. Vision enchanteresse : tu as 3 fois plusse d'amis qu'elle.



    La princesse des cours d'école aurait elle été détrônée par je-ne-sais-qui ?





    Toujours est-il que dès que tu as le malheur d'être en ligne en même temps qu'elle, elle vient te parler.


    Alors que JAMAIS tu ne lui as parlé au lycée.



    Et qu'elle te demande ce que tu fais, où ça, et ça se passe comment, et t'as trouvé ton prince charmant, et toussa toussa ? (koffff koffffff faut mettre un pull il fait froid dehors. OK je sors.)

    Et que toi t'en as un peu rien à foutre, et surtout t'en ras la culotte de raconter ta vie à des gens à qui t'as jamais parlé avant.

    Surtout de leur esspliquer que oui oui, tu fais bien un Erasmus en France, et alors ? J'fais ce que je veux connasse. (nan pas toi, l'autre)


    Et puis tu t'aperçois que finalement, tu t'en es ptet mieux sortie qu'elle.


    Tu t'aperçois surtout qu'elle a changé.

     

    Qu'y'a quelque chose dans sa façon de parler qui semble ... Plus mûr.






    D'un seul coup, t'as l'impression d'être restée au stade de lycéenne.




    Et même si ça te plaît, d'un côté, ben de l'autre, tu peux pas t'empêcher de te dire "Damned, elle m'a encore eu la pute C..... G......"

  • Pauline

    Ces jours-ci, on va être un peu égocentrique.




    Passqui paraît qu'un blogueur tient son blog pour parler de lui et se faire aimer avant toute chose.

     



    C'est ptet possible, j't'avouerai qu'en ce moment chuis bien trop débordée pour réfléchir à ça.






    Au cas où t'aurais pas encore pigé, mon prénom c'est Pauline.


    Alors j'ai pris quelques extraits de sites internet ici et là, qui te disent comment sont les Pauline.





    Et j'te dirais (en toute objectivité) comment MOI je suis.





    Vous êtes avant tout un individu doux et pacifique. Toute votre personne dégage un naturel très bon enfant, une touchante attitude débonnaire. On vous trouve extrêmement sympathique.


    Bon, d'emblée, faut pas s'y fier.

    Autant que j'peux être très gentille et très douce et très pacifique, autant j'peux être assoifée de sang, cassante, méchante, bref, une Spike en devenir quoi. (Bah quoi ? Spike est très vilaine, c'est bien connu dans le monde du blog.)

     




    Vous cherchez obstinément à fuir toutes les situations de crise ou de conflit, tout comme le crabe cherche à fuir à reculons dès qu'il se sent menacé. Vous choisissez donc de vous réfugier dans le silence ou de vous abriter derrière une attitude résignée ou indifférente. Pour vous, une carapace est presque la seule arme défensive, comme celle du crabe. Malheureusement, votre carapace cache un peu trop ce que vous avez de tendre et fait que vous restez si souvent incomprise, inconnue même parmi ceux qui vous approchent. 


    Hmmm ... No comment ?!





    Il existe deux sortes de natives de ce prénom. Il y a celles qui ont trouvé leur point d'ancrage et qui sont heureuses d'accomplir leur tâche avec un maximum de conscience, de gentillesse, de ténacité. Et puis il y a les autres, toujours à la poursuite d'un renouvellement, passant d'une voie à une autre, toujours entre deux situations, entre deux ports d'attache. 



    Bon ben j'crois que c'est un secret pour personne hein, chuis toujours par monts et par vaux, entre la Picardie et le Luxembourg.

    Et j'envisage l'Irlande aussi.

    Ou l'Ecosse.



    Les portes du succès ne sont jamais fermées à Pauline aux yeux bleus. Les gens, qu'ils soient ou non malhonnêtes et pervers, apprécient quand même ses réelles qualités. Elle est consciencieuse à souhait, n'épargnant aucun effort pour mener à bien toutes les tâches qui lui sont confiées. C'est une secrétaire de direction irremplaçable. On peut être tranquille pour tout travail dont elle a la charge. Mais Pauline aux yeux bleus ferait mieux de ne pas s'aventurer dans le monde des affaires : elle n'est pas assez astucieuse pour se protéger. Étant elle-même la personnification de l'honnêteté, elle serait incapable de prévoir les manigances de ses adversaires et se laisserait posséder facilement par eux.


    PUTAIN.

    RENDS TOI COMPTE, MON DESTIN EST ECRIT DANS CE PARAGRAPHE !!!!

    J'savais pas quoi foutre de ma vie. Ca fait des années que chais pas quoi faire, quoi étudier, et tout ça.

    Ben voilà.

    Je suis une secrétaire de direction irremplaçable. 

    Y'a quelqu'un qui veut bien me prendre en stage si je me lance là dedans ? (J'suis un peu très bordélique, mais j'serai irremplaçable, donc ça compte pas hein ?) (Et j'suis une stagiaire sympa je pense, j'ai jamais fait de stage, mais le matin je parle pas avant 13 ou 14h.) (Et je colle pas de smileys sur des post-il sur des cartes postales) (n'y voyez aucune référence comparatrice)





    Pauline aux yeux bleus manque d'aisance en société, étant sans doute trop consciente des mauvais côtés des gens. Ce n'est assurément pas la manifestation d'une misanthropie mais d'une certaine désapprobation du comportement humain. Il serait bien difficile de lui donner un conseil à cet égard sinon de lui rappeler que "l'homme n'est ni ange ni bête" (Pascal).


    Bon c'est vrai que parfois j'me sens cruche en société.

    Comme quand je suis avec Alexiane, Miqueline, Sonia, Spike, et tous les autres.

     

    Mais j'tiens à les rassurer hein, c'est pas à cause de leurs mauvais côtés.

    C'est juste qu'ils sont impressionnants en vrai. Même s'ils s'en rendent pas compte.




    On continue un peu demain ?

    Ou alors t'en as complètement rien à foutre, et tu veux que j'arrête ça tout de suite et que je me concentre sur mon futur duo avec Spike ? (Spike, fais gaffe, j'te prends au mot ...)

  • La collègue de pupitre

    Alors tu vois, y'a quelques temps, je jouais du piccolo.




    Pour les non-habitués, c'est une toute petite flûte traversière, un peu plus difficile à jouer, passque c'est pas pareil au niveau de la colonne d'air, blablabla.





    Et donc, quand j'suis partie au Luxembourg, ben j'ai tout arrêté au niveau musique.


    Le piccolo est donc revenu à ma collègue de pupitre.







    Qui ne sait pas en jouer.








    Je te jure que ces derniers temps, comme je suis très présente aux répéts et aux concerts, ben j'ai pu m'apercevoir qu'elle sait pas jouer DU TOUT.




    Moi je ferais ça mieux qu'elle, je le sais.



    Passque j'ai plus de difficultés au niveau de la flûte qu'au niveau du piccolo.





    Ce qui a toujours surpris la femme que j'ai rendue cocue ma directrice d'orchestre.





    Elle ne comprenait pas pourquoi j'avais une sonorité de merde à la flûte, et un putain de son au piccolo. 


    Et je dois t'avouer que moi non plus.






    Toujours est-il que cette collègue de pupitre a flingué notre concert d'il y a 2 semaines.



    En commençant à jouer aux mauvais moments, en ratant certaines notes (OK, c'est pas toujours simple, mais un peu d'entraînement et de talent suffit pour consolider le truc).






    Et ça m'a énervée.






    Mais comme ma réputation n'est déjà pas terrible auprès de certaines personnes j'suis pas si pourrite que ça, ben j'ai même pas osé réclamer le piccolo pour moi.





    Alors que j'aimerais vraiment le récupérer ...






    Maintenant, je vais me taper sur les doigts pour être aussi vilaine, et bientôt, je te préparerais d'autres notes sur la musique.



    Passque quand tu liras cette note, je serai difficilement en train de me préparer pour aller commémorer le 11 Novembre.

    Passque la musique défile ce jour là, et joue pendant la messe.



    En général, le moment de la messe est assez particulier.

     




    Tu verras ...

  • Le collègue, 2

    La dernière fois, je t'ai dit que le collègue était amoureux d'un z'homme.



    Ben figure toi que le collègue cachottier avait oublié de mentionner l'existence de son enfant.




    Oui oui, il en a un, de 3 ans et demi.




    Bon, ça ne s'est pas bien passé avec la maman pendant la grossesse ni même après, tout ça tout ça, on ne va pas s'apesantir là dessus, mais sache que le collègue m'a encore bien fait rire.




    A l'échographie, ils z'ont dit "Ouaaaaaah vous allez avoir un ptit garçon, c'est fantastique, c'est merveilleux !"



    Alors le collègue, ben il était tout content.






    Surtout qu'il avait dit plusieurs fois qu'il était absolument HORS DE QUESTION qu'il ait une fille.




    Oui, le collègue est vilain, tu peux le dire.




    Bref, comme ça se passait mal avec la maman et ex-copine, il n'a pas eu de nouvelles durant la grossesse.



    Quand le bébé est né, il est allé à la mairie pour reconnaître l'enfant.





    Je te donne le dialogue tel qu'il me l'a raconté :

    "Bonjour, je viens pour reconnaître mon fils."


    "Oui, il est né quand ?"


    "Hier soir."


    "Ah, ce n'est pas possible monsieur, nous n'avons pas eu de garçons depuis 3 semaines."


    "Ah bon ? Vous êtes sûr ?"


    "C'est quoi le nom de la mère ? Je vais vérifier."


    "Madame Machin Chose."


    "Ah oui effectivement, elle a accouché hier soir. Eléanor."





    Et là, quand je raconte cette histoire, c'est le moment où je ne peux retenir mon éclat de rire, passque le collègue il a continué le dialogue avec le préposé aux naissances.



    "Ah. Ben dis donc, Eléanor, c'est un drôle de prénom pour un ptit garçon."


    "C'est normal monsieur, c'est une petite fille."




    Par la suite, il m'a dit ne jamais avoir eu autant honte que ce jour-là.



    Et moi, j'me souviens pas avoir autant ri en une journée de boulot ...




    Je sais plus ce qu'il m'a raconté par la suite, sur cette histoire, je sais juste que son père lui a dit que c'était vraiment méchant ce qu'il avait dit.

    Ca devait être un truc en rapport avec le fait qu'il ne voulait pas du tout de petite fille, puisqu'après, il m'a dit "N'empêche qu'aujourd'hui, je ferais rien si elle n'existait pas ..."





    A part ça, je dois l'appeler "Maître", mais pas "Maître vénéré", passque quand même, faut pas raconter n'importe quoi.



    Et puis euuuuuh ...



    Ah oui.



    "Tu sais à qui tu me fais penser ?"


    "Nan."


    "A Mariah Carey."


    "..."


    "Pas pour la voix hein ?"


    "Ah bon ? Pour quoi alors ? Les caprices ?"


    "Nan. Pour la poitrine ..."





    Il était enrhubé. Alors il se mouchait.

    Et y'a eu LA phrase. Celle qui te plonge dans un état tel que tu ne peux rien faire pendant 10 minutes, et à laquelle tu penses dès que quelqu'un se mouche pendant au moins 3 semaines.


    "C'est un feu d'artifice dans mon nez. Du vert, du blanc, du jaune, un peu de rouge aussi, c'est magnifique."



    (Tu noteras que le collège a des expressions déroutantes parfois.)




    Là, tout d'suite, je trouve rien d'autre à dire sur le collègue.



    Je crois savoir que j'ai noté ses ptites phrases sur une feuille, mais la feuille est à l'étage, et j'ai la flemme de la chercher.



    Ben ouais, j'ai acheté un nouveau bureau, je l'ai monté toute seule, faut encore que je permutte l'ancien et le nouveau, donc toutes mes affaires sont en bordel total.


    Oui, comme d'habitude, je le sais, pas besoin de le souligner ...




    Si je retrouve autre chose, je te tiens au courant, OK ?

  • Le collègue de boulot

    Le collègue de travail est fourbe, lecteur, lecteuse.





    Il faut que tu saches cela avant toute chose.




    Te souviens-tu de ma dernière note, où je disais que mon collègue tout gentil tout plein s'inquiétait pour la beauté de mes petites mains ?




    Ben oublie là.

    Passqu'au cours de la semaine, il m'a dit que voir mes tresses comme ça devant lui, ça lui donnait envie de les couper, chlac !



    Et tu vois, à un moment donné, j'lui ai dit "Ouah, tu te rends compte, j'me suis pas encore tapé sur les doigts avec le marteau !"



    (Oui, aprfois je joue à la fille écervelée qui ne sait pas tenir un marteau. Je sais, c'est le mal.)




    Figure toi qu'il m'a répondu.



    Mais pas un truc gentil comme la dernière fois, non non.




    Il a juste dit "C'est bien dommage ..."




    Tu vois comme le collègue peut être vilain ?




    Bon, faut avouer aussi que le collègue de boulot, tout vilain et gentil qu'il peut être, ben il peut aussi être drôle.



    Pas forcément de son plein gré, et c'est ça le plus drôle.






    Tu vois, par exemple, y'a quelques temps de cela, le collègue a perdu son permis.


    Ce sont des choses qui arrivent, tu m'diras, et je te dirais que tu as tout à fait raison.




    Oui MAIS.




    Faut voir dans quelles conditions le collègue a perdu ses derniers points.



    Il a vu un flash sur la route.





    Oui, tout comme moi, tu comprends instantanément que le collègue s'est fait prendre en photo, et pas par le lutin du Papa Noël.




    Mais le collègue ne comprend pas forcément aussi vite ni aussi bien que toi et moi, lecteur, lecteuse.




    Alors le collègue fait demi-tour au rond point suivant, et revient sur ses pas.


    Il repasse doucement devant l'endroit incriminé, sans rien remarquer de suspect.






    A ce moment là, il accélère et s'en va ?




    Que nenni lecteur, lecteuse, tu sais bien que je ne fréquente QUE des gens qui en valent le coup, et qui font des trucs pires que moi, histoire de me rassurer sur mon état.




    Le collègue a donc refait une deuxième fois demi-tour au rond point, et est repassé une troisième fois devant l'endroit radarisé.



    Sauf que.



    Il est repassé plus vite que la première fois.




    Et donc y'a eu deuxième flash, et 1 lettre plus tard, il avait plus de permis.







    Si j'te dis que j'te raconte la suite demain, t'es d'accord ?



    Passqu'en plus, y'a encore pas mal de trucs à raconter ....