06.06.2008
Comment je déménage ...
Je déménage.
Enfin, rassure toi, je déménage une graaaaande partie de mon chez moi étudiant jusqu'au chez moi de mes parents (là bas, au fin fond de la Picardie, d'où que les oiseaux sont suicidaires ...) Donc je reste encore avec toi pendant quelques semaines lecteur, lecteuse.
En gros, j'finis mes exams dans 3 semaines, et je repars en Picardie aussi sec.
Mais comme je suis une fille (si si, il paraît que c'est prouvé ...), j'ai une légère tendance à acheter plein de trucs, et à tout entasser.
Ce qui fait que chaque année, mes parents ont de plus en plus de trucs à trimballer d'un bout à l'autre du pays.
Donc, cette année, ils viennent chercher une partie (le plus possible ils ont dit) de tout cet attirail AVANT le vrai déménagement.
Et ils viennent ....
Demain.
J'suis loin d'être prête.
A pas peur.
C'est un immense bordel chez moi en ce moment, j'viens de lancer 5 machines en même temps pour espérer rattraper un peu de mon retard, et puis j'ai encore le ménage à faire, et d'autres trucs à essayer de ranger quelques part sur des étagères ou quelque chose comme ça.
(Ouais ouais, j'ai 5 machines à laver dans le sous sol de chez moi, et 4 sèches linge. La classe non ? Avec ça, tu rattrapes n'importe quel retard de lessive ! D'ailleurs, je sais JAMAIS où mettre le gris. Noir ? Couleur ? Blanc ?)
L'an dernier, j'étais tellement à la bourre dans mes cartons que je me suis couchée à 2:00 du mat, levée à 5:00, pour finir. (J'avais commencé tout d'même, faut pas exagérer ...)
J'avais bouclé le dernier carton aux alentours de 10:00.
Fort heureusement, mes parents, devant arriver vers 10:00, se sont plantés sur le périph' à Bruxelles (hé ho, on vient deu l'campagne nous hein !) et donc sont arrivée vers 10:30 à peu près.
Et donc, là, j'saurais pas te dire si j'suis bien avancée ou pas.
Faut croire que oui, pusique j'écris ça maintenant.
Pourtant, plus je mets de trucs dans des valises ou des cartons, plus j'ai l'impression qu'il y a des trucs qui s'entassent sur mon lit ou par terre ...
C'est à devenir chèvre.
Une nuit blanche pour finir tout ça ? Ou alors un réveil aux aurores ?
Ah ah ... Tu sauras tout ça ....
Ce soir. Ou demain soir.
(Et comme demain va être chargé, tu l'as compris, ben j'te programme un article. Allez, fais risette à la ptite figue ... Cheeeeeeeeese !)
18:01 Publié dans la figue découvre la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déménagements, déménageur sexy, c'est du propre m6
08.05.2008
Le ciel est bleu ...
Oui, le ciel est bleu. Totalement bleu.
Quasiment comme ma jambe.
Oui, comme tu l'as lu (ou pas) sur le blog-it express, j'suis pleine de bleus. Genre, avec ma peau de rouquine qui habite dans un pays froid où il a neigé encore y'a un mois (comprendre : peau d'aspirine), je commence à sortir mes gambettes parce qu'il fait super beau, super chaud, et j'me rends compte que j'ai plein de trucs bleus, verts et violets sur les dites gambettes.
Bon, l'énooooorme machin gonflé et violet sur le mollet droit, je sais d'où il vient.
Comme tu le sais, je suis une grande voyageuse. Enfin, une grande utilisatrice du TGV-Est, puisque c'est lui qui m'emmène sur Paris, qui me ramène chez moi, qui me relie au monde et me fait me sentir vivante. Hé bien, à chaque fois, mais vraiment à chaque fois que je le prends, j'me cogne.
Et toujours au même endroit hein, faut pas changer une équipe qui gagne.
Et puis ce serait pas aussi ridicule si j'me cognais à différents endroits du train, comment je ferais moi pour m'y retrouver ??
Sous le siège, il y a une sorte de manette pour avancer ou reculer ton siège.
C'est cette sal*perie que je me prends tout le temps dans la jambe. Et quand c'est pas elle, j'me prends l'accoudoir en m'asseyant.
Ouais.
Me demande pas comment j'fais, tout c'que j'sais, c'est que j'y arrive.
J'suis trop forte hein ?
Et puisque le ridicule ne tue pas, je vais te donner une info en or massif qui brille tout plein : ce put*in de TGV, je l'utilise depuis 20 mois. Et je fais en moyenne 3 allers retours par mois (c'est variable), alors imagine le nombre de bleus que j'ai eu depuis ce temps là ...
Et puis y'a les autres aussi.
Ceux que je sais pas de comment ils sont arrivés là. (dans cette sublime phrase se révèle mon statut d'étudiante de lettres, tu trouves pas ?)
J'ai des bleus, mais aucun souvenir de m'être cognée, battue, tombée, pincée, frappée, etc.
Tiens, j'suis de bonne humeur aujourd'hui (na, c'pas vrai, je dois passer toute ma journée à la bibli pour bosser et ignorer les 30° de dehors, alors imagines l'état du moral ...), je te donne une photo.

Alors bon, là tu vois bien que la photo, c'est mon bras, et qu'elle date de septembre dernier.
Mais est-ce que tu vois aussi le bleu là, vers le milieu du bras ?
Tu veux son histoire ? J'te jure, c'est à mourir de rire. Mais juste rire hein, pas se moquer ?
Les escaliers de la fac, sur mon ancien campus, ils sont en marbre. Et j'ai fait ma fille, j'ai mis des ballerines et un joli pantalon pour aller voir un prof, au 3eme étage.
Sauf qu'en redescendant, avec les ballerines, j'ai glissé.
Et j'suis tombée.
J'te raconte pas le mal que j'ai eu les jours d'après.
Tu t'es déja cogné le derrière dans des escaliers en marbre ? Moi j'ai testé. Et je déconseille vivement.
Parce que non seulement tu te tapes une put*in de douleur au coccyx pendant plusieurs jours/semaines à chaque fois que tu t'asseois ou que tu fais des mouvements brusques, mais en plus, EN PLUS, comme tu cherches à te rattraper pour ne pas te vautrer royal (bah quoi c'est vrai, y'a des profs qui traînent ici, et puis quelques elèves parfois ... Le ridicule ne tue pas, OK, mais faut pas pousser ...) ben tu te cognes l'avant bras dans l'escalier.
Oui oui.
Et ça donne un bleu.
Pendant presque 3 semaines (j'te juuuuuuure !!!).
10:37 Publié dans la figue découvre la vie, la figue fait son show, La figue joue au cobaye | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ciel, schtroumpf, bleu, tgv est, blabla, marbre, fac
04.05.2008
Blabla (presque) inutile
Vendredi, comme je l'avais annoncé dans une note programmée, j'ai passé la journée à Paris. Avec un pote de moi, pour fêter mon anniversaire rien que lui et moi (et quelques bières). On a traversé Paris en scooter, avec l'intention de partir à Sceaux.
Bref, je te passe les détails, mais à peine 40 minutes après mon arrivée, j'ai perdu mon portefeuille sur la route. Avec billets de trains, CBs, papiers d'identité, argent, et tout le toutim. Ouais, y'a vraiment qu'à MOI que ça arrive. Et, tiens toi bien, je te rappelle que nous sommes en PLEIN PARIS, que le portefeuille n'était pas sur la route, et qu'au bout de 30 minutes de recherche acharnée, nous sommes allés faire une déclaration de perte au commissariat le plus proche. Je te rappelle aussi que j'ai fait faire un duplicata de mon permis de conduire y'a un mois, parce que je l'avais perdu.
Tu t'imagines bien la scène dans ta tête ?
J'ai 20 ans, et tous mes papiers sont au moins des doubles, voire des triples, même ma carte bancaire ...
Et ben, même à Paris, alors que mon pote était complètement désespéré par cette perte, j'suis resée stoïque, zen, détendue, blagueuse.
J'avais plus de billets pour le soir ? Pas grave, j'étais passée au guichet le matin, ils allaient se souvenir de moi. (J'suis une fille utopique.) J'avais pas d'argent sur moi ? Et alors ? Pas de pièce d'identité ? de toute façon, je les ai rarement avec moi. Mais ... Ca veut dire que je suis plus personne ? Si le pote disparaît et me laisse, personne ne me connaît, n'a de preuve de mon existence. J'ai même pas le numéro de téléphone de mes parents dans mes portables. Ouaaaaaaah si j'meurs à Paris avec mon pote, personne le saura, puisque lui non plus n'avait pas ses papiers d'identité, et n'avait pas son portable.
T'imagines ???????
enfin bon, tout ce délire n'a duré qu'une heure, maximum.
Parce qu'au commissariat, quand je remplissais la déclaration de perte, y'a une madame qui est venue ramener mon portefeuille, qu'elle avait vu tomber et qu'elle avait ramassé. Mais comme elle était en plein déménagement, elle a pas attendu de voir si on revenait pour le chercher, elle a continué son déménagement et est allée au commissariat après.
Et même que mes 78€ étaient encore dans mon portefeuille, tout comme mes CBs, mes billets de trains, et tout le reste.
Ouais ouais, même si on était à Paris et que mon pote était tout pessimiste "Tu le retrouveras jamais, et puis si tu le retrouves, t'auras plus rien dedans ... Et toi tu prends ça comme ça, t'es toute calme, tu t'en fous, mais comment tu fais ? Même moi j'suis trop stressé pour toi ..."
Et après tout ça, on a tellement glandé dans le parc de Sceaux qu'on a failli arriver en retard à la gare pour mon train de retour. Encore une demie heure de stress et de panique, pour savoir si j'allais pouvoir prendre mon train, et être rentrée pour ma fête, celle que j'avais organisée avec mes potes de classe pour mon anniversaire ... (oui, pour l'instant j'ai fêté mon anniversaire QUATRE FOIS, et rien ne dit que c'est fini ...)
Finalement, j'suis arrivée juste à temps (ça s'est joué à quelques minutes près ...), j'étais là pour ma propre fête, pour la préparer, pour la vivre, et j'me suis couchée à 5h.
*****
Hier samedi, j'me suis dit que je devenais bigrement vieille.
Je me suis dit ça quand j'ai entendu une de mes amies de classe dire "Oui je le veux" à son (désormais) cher et tendre, à l'église.
Jusqu'à présent, je ne suis allée qu'à des mariages dans ma famille de moi. Ou des musiciens que je connais, et où on jouait des trucs pour rendre tout ça super joli, et ça fait une sorte de "geste" pour notre pote musico, qu'est vachement ému aux larmes tout ça et puis nous aussi, parce que bigre alors, c'est un des nôtres qui se marie.
Mais là, c'est une jeune fille que JE connais, qui est dans ma classe. Une amie. 25 ans tous les deux, ensemble depuis 2 ou 3 ans, un petit mélange luxembourgeois-japonaise. Avec la famille japonaise qui a fait le déplacement, avec des tenues hallucinantes alors que moi j'étais perchée sur mes talons tant bien que mal, tout en récupérant de ma gueule de bois la fatigue dûe à la soirée de la veille. Déja qu'à jeun que reposée j'ai du mal à tenir dessus, j'te laisse imaginer le résultat ...
Enfin bref, beaucoup d'émotion quand je l'ai vue marcher vers l'autel au bras de son papa, tandis que son chéri suivait au bras de sa maman.
Du traditionnel, certes, mais vachement émouvant tout plein.
Même que du coup, comme la famille de la mariée ne parlait ni français ni luxembourgeois, et que la famille du marié ne parlait pas japonais, la cérémonie a été faite en français ET en japonais.
Les voeux ont été échangés dans les deux langues, pass que les tourteraux eux ils causent les deux langues.
Et puis donc, quand je l'ai entendu jurer fidélité et amour éternel devant le prêtre, je me suis rappelé cette phrase que Davide m'avait dite, le jour de mes 20 ans : "Ca y est, t'entres enfin dans la vraie vie, bienvenue dans le monde !!!"
Et oui, je te promets que j'y ai pensé, et que je me suis dit qu'il avait bien raison.
J'ai 20 ans, et certaines de mes amies se marient. Et je suis invitée à leur mariage, pas pour faire de la musique ou parce que je fais partie de la famille, non, juste par amitié.
Ca, c'est nouveau. Et déstabilisant.
J'deviens vieille.
Adulte, responsable, indépendante.
*****
Sinon, il fait super beau aujourd'hui.
Comme hier et avant-hier.
Tu crois quoi, que c'est le printemps (que dis-je, l'été !) qui arrive, ou alors c'est juste une accalmie, et dans quelques jours il faudra ressortir l'écharpe, les gants, les après skis et les pneus neige ?
(C'est un sondage, oui oui, t'es OBLIGE(E) de répondre, sinon j't'aime plus.)
Et j'suis sérieuse, attention hein ...
17:45 Publié dans la figue découvre la vie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : muko muko, muko, mukomuko, soirée, potes, alcool, festoy
29.04.2008
C'est bien fait pour moi.
"Je sais qu'il s'est fait une fille, y'a un mois environ, mais c'est pas allé très loin."
Première claque dans la gueule. Merci à l'amie qui m'a dit ça.
Mais c'est bien fait pour moi. Ca m'apprendra ce qu'ont dû ressentir les femmes ou copines des mecs casés avec qui je suis sortie, plus ou moins sérieusement.
S'en suit une longue discution avec *lui*, ce soir là. Pour avoir quelques explications. Non pas en tant que fille jalouse, mais en tant que fille trahie par quelqu'un en qui elle avait totalement confiance.
Le blabla habituel, que je n'avais jamais entendu, mais que je connais par coeur ... "Je voulais te préserver, c'est pour ça que je ne t'en ai pas parlé." "Je me voyais pas t'en parler..." "Je sais à quel point tu as du mal à faire confiance, et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai rien dit, je ne voulais pas te casser en deux."
Tu crois vraiment que t'es capable de me casser en deux ?
"J'me vois de moins en moins être avec toi."
Badabam. Deuxième (grande) claque dans la gueule, le lendemain de la première.
Là encore, c'est bien fait pour moi. Ca m'apprendra à embrasser le premier venu dans une soirée un peu alcoolisée. Plusieurs fois. Pour te provoquer.
Encore une discution, toujours avec *lui*.
Cette claque, je m'y attendais. Depuis le début. Parce que je me suis toujours méfiée des grandes et belles phrases, qui promettent des trucs réalisables et faisables. Et puis, je m'y attendais encore plus depuis quelques temps, la situation pourissait sur place, grâce à lui et son comportement.
Et si je ne l'avais pas provoqué, est-ce qu'il me l'aurait dit ? Et quand ? "J'avais pas de calendrier précis en tête."
Putain, t'accumules les points négatifs mon garçon.
"J'ai été lâche." Putain, mais pourquoi, pourquoi t'as été lâche ? Tu me connais pourtant, tu me connais mieux que personne d'autre, j'me suis confiée à toi, je t'ai ouvert mon coeur et mon âme. Tu sais comment je réagis à ça ... "Je me pose aussi la question. Sûrement un peu peureux aussi sur le coup ..."
Et là, faut vous rassurer : je ne suis pas violente. Je m'énerve facilement, mais ne suis pas violente.
J'ai juste une certaine tendance à "zapper" les gens quand je me rends compte qu'ils ne m'apportent plus rien, qu'ils m'ont trahie, ou pire encore, qu'ils m'ont déçue.
"C'est aussi pour ça que j'ai rien dit, je savais que tu allais me zapper. J'ai pas envie d'être zappé."
Là, je suis vilaine, alors bouche tes oreilles et ferme tes yeux, lecteur lectrice : j'ai aimé quand il a dit ça. Parce que c'est moi la toute puissante maintenant. Parce que là, c'est moi qui décide. Qui décide d'être cruelle, comme d'habitude avec les personnes qui me déçoivent, comme *lui*, ou alors de changer, et d'être gentille, et de pardonner.
Mais moi tu vois, je pardonne pas comme ça.
Déja, je pardonne pas tout court. Tout reste gravé dans ma caboche, et je ressors le moindre travers quand la situation me le permet, histoire de bien enfoncer le clou. Oui je sais, je suis une fille cruelle et mesquine. On me l'a déjà dit ...
Alors même si j'ai été clémente avec *lui* hier, je n'en ai pas été faible pour autant. Au contraire.
Parce que tu vois, le bonhomme là, je lui ai même pas dit que je le zappais pas.
Je lui ai juste dit que pour l'instant, j'avais pas pris de décision, et que c'était à lui de se démerder pour me prouver que je ferais une belle connerie en le zappant.
Réponse ? Tu vas halluciner lecteur lectrice :
"C'est un ultimatum ? Dépêches toi de me prouver que je ferais une belle connerie en te zappant, sinon ... ? Non ?"
Hé, tu sais, si t'es pas content des conditions que je pose, c'est tout, ça en reste là et bye bye.
"Je vais tout faire pour que ça n'arrive pas."
Bon courage, parce que tu me connais (bon, lecteur, lectrice, tu me connais un peu moins, mais c'est pas grave.), je suis très rancunière, et très froide quand je veux. Tu vas galérer à "tout faire pour que ça n'arrive pas". Et moi, je vais en profiter pour m'amuser un peu, à te faire galérer justement.
Parce que oui, tu m'as cassée en deux.
Même si je préfère te dire que tu n'en avais pas les capacités ni la possibilité.
Même si je préfère penser que tout ça, c'est uniquement de ma faute. Comme ça, je n'en veux qu'à moi, je m'endurcis et j'arrête une fois de plus de croire aux contes de fées.
Parce qu'après tout, je n'aurais pas dû te croire. Ni t'écouter, ni me dire que tu étais différent, et que ça devait être différent avec toi. Donc, c'est ma faute. J'ai refait l'erreur de croire tes belles paroles.
J'aurais pas dû.
Mais tu n'aurais pas dû non plus dire certains trucs trop rapidement, et laisser la situation pourrir aussi longtemps.
Si t'avais été un vrai mec, et que tu me connaissais vraiment si bien que ça, tu m'aurais tout dit, quand ça se passait. Ca aurait évité des semaines, des mois dans cet état pitoyable, et le soulagement fourni par cette claque que tu m'as donné hier.
Parce que même si ça fait mal, maintenant, je sais à quoi m'en tenir. Et je sais qu'au fond, tu n'es qu'un mec comme les autres.
C'est ça le plus important.
Le reste n'est que secondaire ...
17:35 Publié dans la figue découvre la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.04.2008
Joyeux anniversaire
Voilà.
Au moment où tu liras ça, j'aurai 20 ans.
20 ans.
C'est tout con, mais au moment où j'écris cette note, ça me fait bizarre de me dire que je vais avoir 20 ans. (oui, il me reste encore 5 jours avant la date fatidique ...)
20 ans, c'est le premier changement de dizaine significatif : quand j'ai eu 10 ans, je ne me suis pas posée de questions. Trop jeune. Trop naïve. Trop tout ce que tu veux.
Mais là ... Putain ça fait bizarre.
J'ai l'impression que maintenant, je vais être une adulte aux yeux des autres. Que je vais devoir arrêter de faire n'importe quoi, de dormir avec un nounours, de marcher pieds nus dans les rues, et que je vais devoir me calmer. Cesser d'être toujours en colère contre tout et tout le monde.
J'ai 20 ans, ma vie commence, j'ai encore tout à prouver. Tout à choisir, tout à faire.
Pourtant, on ne peut pas dire que je n'ai rien fait de ma vie "d'avant", mais je n'ai pas fait grand chose non plus.
Ca fait 5 ans que j'ai la majorité sexuelle et le droit de coucher avec qui bon me semble.
Ca fait 2 ans que j'ai la majorité, le droit de voter et la responsabilité de mes actes sur les épaules.
Demain, ça fera 2 ans que j'ai le droit de conduire une voiture toute seule, et ça fait bientot 4 ans que je conduis.
J'ai quitté la France il y a presque 2 ans, un peu après mes 18 ans, pour poursuivre mes études ailleurs.
J'ai des amis, qui viennent d'un peu partout et qui sont un peu partout, avec toutefois un noyau "dur". J'ai eu des amis, qui ne font plus partie de ma vie. J'ai eu des ennemis, et je pense que je les ai encore. Si ce n'est pas le cas, je ne me fais pas d'illusions, j'en aurai d'autres un jour.
J'ai eu des petits amis. Plus ou moins sérieux. Bon, OK, rarement sérieux.
J'ai eu un très gros chagrin d'amour, je ne suis même pas sûre qu'il soit guéri aujourd'hui. Est-ce que ces chagrins là se guérissent un jour ?
J'ai été trahie, ou alors j'en ai eu l'impression, par des personnes qui m'étaient proches. D'autres m'ont oublié, sans raison.
J'en ai oublié aussi, j'en ai zappé de ma vie.
J'ai fait de la musique. Ca m'a amené à rencontrer pas mal de personnes, de tous horizons, qui ont compté plus ou moins pour moi. Mentors, profs, amoureux, amis, très bons amis, ennemis. Des gens insignifiants aussi parfois. Une nouvelle maman. Un papy de remplacement.
Je fais encore de la musique, mais à un rythme beaucoup moins soutenu. En attendant de revenir définitivement peut-être en France, et de les retrouver, pour de bon.
J'ai appris à vivre seule, à cuisiner seule, à faire le ménage seule. J'ai appris à être ma propore maîtresse, à décider par moi même, à faire mes propres choix. Bons ou mauvais, ils apportent toujours quelque chose.
J'ai découvert les soirées entre amis, en petit comité, les soirées dans un bar, et les soirées dans les boîtes-lounge. J'ai eu des gueules de bois, certaines terribles, d'autres soutenables.
J'ai voyagé. Allemagne, Italie, Angleterre, et de nombreuses villes de France m'ont vu passer, touriste d'une journée, ou habituée des lieux.
Mais ce qu'il faut surtout retenir de ces 20 années de vie, c'est qu'elles m'ont forgé un sacré caractère, un tempérament de feu, et qu'elles m'ont fait rencontrer des tas de gens, j'en oublie certainement, qui m'ont accompagné et qui m'accompagnent encore aujourd'hui.
J'ai perdu certaines illusions, mais j'en ai encore d'autres. J'ai encore de grands espoirs pour la suite de ma vie, des projets et des envies.
"Vingt ans. Cet âge décourageant où l’on croit encore que tout est possible. Tant de probabilités et tant d’illusions. Tant de coups à prendre dans la figure aussi." (A.G)
Et une petite phrase de Flo pour marquer le coup, encore une fois :
"Vingt ans, c'est l'âge où l'on peut encore adopter un autre comportement quand on s'aperçoit qu'on s'est trompé... "
00:00 Publié dans la figue découvre la vie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, adolescence, adulte, avenir
15.04.2008
Il pleut il pleut bergère
Il faisait tout beau ce matin, c'était le grand bonheur en dedans de ma petite caboche :
"Youpi, je peux mettre mes ballerines sans craindre d'avoir les pieds trempés, pas comme hier !"
(Ah oui, parce qu'il faut expliquer qu'hier, j'étais trop euuuh à la bourre pour chercher des chaussettes, mettre mes converses, lacer les converses. Alors du coup, j'ai mis mes ballerines à l'arrache, et pouf je suis partie vers mon destin la fac. Sauf qu'il s'est mis à pleuvoir, toute la journée, que ce cher Davide m'a emmené manger loin, puis on a fait tout le trajet inverse pour aller à la papeterie, puis en plein centre ville, là où il y a plein de pavés glissants et tout. Tout ça à pieds. Evidemment. Donc, j'avais les pieds plus que trempés, les orteils glacés, voilà j'vais être malade.)
Donc, j'étais toute heureuse à la vue de ce grand soleil. J'ai attendu jusqu'à la dernière minute avant de partir pour voir si le temps ne se dégradait pas.
Pas un nuage. Donc, ballerines.
Mais je suis maudiiiiiiiite des ballerines, ça peut pas être possible autrement !
Il s'est remis à pleuvoir pendant TOUTE la journée, une fois de plus ... Et là, c'était de la vraie pluie, des grosses gouttes toutes mouillées, alors qu'hier, c'était de la pluie fine, qu'on s'en fout complètement si on se la prend dans la gueule.
Bref, mon arrêt de bus était bourré à craquer, et par des gens qui avaient des capuches et des parapluies.
Moi, je déteste les parapluies, je ne possède aucun parapluie, et ça me convient tout à fait. La pluie ne me dérange pas plus que ça. En plus, j'ai pas de capuche non plus.
Je me suis donc postée à côté de l'abribus, en attendant mon bus. En me faisant tremper, en n'osant pas poser mes sacs de courses par terre, et avec mes ballerines dans les flaques.
Et c'est à ce moment là que j'me suis rendue compte que finalement, les gestes gentils et totalement désintéressés existaient encore.
Une jeune femme, de quelques années mon aînée, est venue à côté de moi avec son parapluie, et me l'a mis au dessus de la tête.
Alors que je n'avais rien demandé, rien laissé voir, puisque la pluie, j'aime bien.
Merci encore, madame.
Ca et Frank (un de mes profs') qui voulait me ramener chez moi après la porte ouverte samedi après midi, les gens sont adorables ou c'est moi qui tombe sur les bons ?
17:13 Publié dans la figue découvre la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pluie, parapluie, courses, marre de la pluie, il pleut tout le temps dans ce pays de brin
28.03.2008
Tu fais quoi vendredi soir ?
Cette perspective suffit à me rendre heureuse. Avec un sourire jusqu'aux oreilles.
Je n'aurais pas dû m'enfuir comme ça à l'autre bout du pays, à l'étranger. J'aurais dû rester.
Je n'aurais pas connu Flo, Davide, Romain, Tom, et les autres, mais j'aurais continué la musique. Comme avant.
Enfin, pas tout à fait comme avant. L'époque bénie du "comme avant" est révolue depuis belle lurette.
Je pensais ne jamais m'en remettre, ne plus jamais remettre les pieds dans ce milieu, pas ici du moins. Même si je leur disais le contraire, je savais (ou pensais savoir) que je n'en serai jamais capable.
Et puis, il est devenu évident que je ne pourrai jamais recréer cette bulle là bas, au Lux, que cette bulle était unique, et qu'elle ne me suivrait pas. Grande leçon d'humilité.
Je suis revenue. Je reviens, assez régulièrement, juste pour une répét'. Pour un concert. Un repas. Et peu importe les heures interminables de train que je dois faire pour ça.
Et ça ne me dérange pas. Tout comme ça ne les dérange pas que j'arrive avec 45 minutes de retard, à cause de mes horaires à la con.
Parce qu'ils me font confiance, que Nico me fait plus que confiance, qu'ils sont plus que ravis que je revienne, et que ça me rassure de voir que rien n'a changé.
Ils sont toujours pareils.
Toujours eux, toujours fous fous, toujours le mot pour rire, toujours ce brouhaha.
Et toutes ces choses, qu'il m'est impossible de retrouver ailleurs ...
6 ans que je les connais, bientôt 7. Ils m'ont vu grandir, évoluer, progresser, devenir une adolescente, et ils me voient devenir une jeune femme.
Je les vois devenir adolescents, j'en vois d'autres devenir de jeunes adultes, des parents, des époux, des grands parents, et fort heureusement, un seul décès est survenu, il y a déja 6 ans de ça.
J'espère qu'il n'y en aura pas avant très très longtemps, parce que je ne vois pas l'harmonie sans un de ses membres, c'est impossible.
Pas éternellement.
Pas eux.
15:05 Publié dans la figue découvre la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, nostalgie, train, vendredi soir




