Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Fêlures

Je t'avais raconté la fin d'une jolie histoire, il y a quelques mois, ici et .

Après ça, j'ai enchaîné sur un truc dont j'ai très peu parlé, sinon à des amis bien attentionnés.
Un truc un peu moins joli, un peu plus malsain et toxique. Le genre de truc que tu sais pourri d'avance, dont tu ne ressors pas indemne et qui te laisse assommée pendant plusieurs semaines, plusieurs mois.

Ma plus grande fierté de 2013 restera d'avoir passé (et réussi) l'écrit du concours d'instit moins de 4h après que ce mec ait rompu. Par SMS, évidemment.

Ce soir-là, malade à crever (ah oui, je me tapais une merveilleuse bronchite en plus. En plein mois de juin, ouais), le cœur un peu beaucoup gros, j'ai rejoint un pote.
Qui est depuis devenu mon mec, je ne sais pas trop comment. Notre amour immodéré pour la bière, certainement. Toujours est-il qu'avec ce garçon, on essaie de construire un truc chouette. Je crois.
Et, alors que je me croyais totalement guérie de l'épisode précédent, je me surprends à me trouver fragilisée, pleine de doutes et d'incertitudes.

Frileuse même, parfois.

Sur le papier, tout est là : un mec attentif, et même attentionné, prêt à traverser la ville à pied juste pour m'embrasser et me souhaiter une bonne nuit. Un mec qui, quand il dort chez moi, se déclare préposé au petit-dej. Qui vient peindre mes placards et faire des trous dans mes murs pour me construire une étagère. Qui dit que s'il sourit autant depuis quelques temps, c'est parce que je suis là. Un mec avec lequel on rit énormément, pour pas grand-chose mais on s'en fout : on se marre tellement, putain.

Et pourtant, je regarde tout ça d'un peu loin en attendant anxieusement la tarte. Tu sais, cette bonne grosse tarte à la crème que je vais forcément me prendre dans la tronche.
Parce que ça me semble tellement bizarre qu'il me dise que je lui manque quand je pars deux jours chez mes parents, tellement fou qu'il m'embrasse ou me câline devant ses potes.
Parce qu'au final, quand il refuse de venir quelque part ou de faire quelque chose avec moi, je suis persuadée d'avoir dit ou fait quelque chose de travers. Quand j'accepte une de ses propositions et que, quelques jours plus tard il dit (pour "me taquiner") qu'il pensait que j'aurais oublié, je ne peux pas m'empêcher de me mettre mentalement des claques d'avoir pu imaginer un seul instant qu'il était sérieux.

 

J'essaie de prendre sur moi, de combattre les doutes que l'autre a installé en moi, sans réussir à dire à mon mec que ce qu'il prend parfois pour un manque de confiance en lui n'est en fait qu'un manque de confiance en moi, une incapacité à me laisser totalement aller parce que là, au fond de mes tripes, j'ai une trouille monstre.

Commentaires

  • Merci pour cet article, avec des journées pourries comme aujourd'hui, ton blog m'a bien occupé :-)

  • une analyse très pertinente, comme toujours

Les commentaires sont fermés.