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Un sourire, et ça repart !

 

Tu vois, même si la musique c'est super bien, je t'ai déjà dit qu'on avait parfois de mauvais moments.




Comme quand Chef menace de partir si la mauvaise ambiance continue de régner.




Ou quand on enterre un musicien.




Avant-hier, on m'a très gentiment dit que ce blog était drôle. (Merci Guillaume !)



Ben aujourd'hui, ce sera pas drôle.



Ce sera un peu triste, parce qu'aujourd'hui, on a enterré deux « piliers » de l'harmonie.




Deux deuils la même journée, c'est pas simple.



Surtout quand c'est dans le même cercle.





Ce matin, c'était civil, donc très rapide.



Cet aprem, c'était religieux.



Et en plus d'être un « pilier » de chez nous, cet homme était aussi le grand-père de la meilleure amie de ma ptite soeur.

Cet homme a présidé notre harmonie pendant 50 ans, il l'a tirée vers le haut autant qu'il a pu, et même si je ne le connaissais que vaguement, et qu'il ne se souvenait plus de nous, et à peine de sa famille, ben c'était drôlement difficile.




Passque j'ai beau jouer les dures à cuire comme ça, grande gamelle et tout ça, j'ai le regret de t'annoncer, ami lecteur, amie lecteuse, qu'un machin rouge bat en moi, un …



Oui c'est ça, un coeur.



C'est la nouvelle du siècle non ?




D'ailleurs, c'est bien simple.



Si tu veux me faire pleurer sans retenue, emmènes moi à un enterrement.


Même si c'est un inconnu qui se fait enterrer, je pleure comme une madeleine.




C'est dur à gérer quand on est censé jouer pendant l'office religieux.



Tu visualises un peu l'intérieur d'une église quand y'a un enterrement ?



Nous, on est derrière l'autel.


On fait donc face au cercueil, à la famille, à l'assistance.




La petite veuve toute recroquillée sur elle-même, qui tient à peine debout au premier rang, on ne voit qu'elle pendant plus d'une heure.



Les enfants et petits-enfants qui fondent en larmes soudainement, on ne voit qu'eux pendant plus d'une heure.




Alors évidemment, quand la gamine de 15 ans a évoqué son papy chéri, qu'elle aimait profondément même si il l'avait oubliée à cause de sa maladie, ben j'ai pleuré.




Comme pendant la moitié de l'office, tu m'diras.




Mais tu vois, après les paroles de la gamine, on a joué.



Et donc, Chef s'est mis devant nous, pour diriger.






Il m'a regardé, et il m'a souri.





Et puis là, bizarrement, j'me sentie beaucoup mieux ...

Commentaires

  • Même pas surpris, je savais déjà que tu avais un coeur gros comme ça. Et un coeur, c'est fait pour être utiliser pour toutes les émotions qui passent, c'est ce qui rend vivant. Hé ben en lisant ton article, j'ai utilisé le mien, merci petite Pau. Alors oui je partagerais volontier une prison bretonne avec toi (private joke, les autres vous n'avez qu'à pas lire).

  • Ca ne devait pas être facile de jouer dans ces conditions. Je ne m'étais jamais demandé ce que ressentent les musiciens dans cette situation, merci à toi.

  • Joker > Faut pas abuser, il est pas si énorme que ça non plus ...
    Bon trève de plaisanteries, c'est quand qu'on va se foutre en prison à Rennes ?


    Guillaume > Merci à toi d'avoir lu :)

  • Il faut déjà que je trouve qui je vais tuer pour en prendre le talent, et ça ne peut être toi sinon ça compromettrait le rdv en tôle. Et puis faut qu'on trouve une prison d'où on pourra blogger. ;))

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