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  • Tag tag tag ...

    Figure toi que les gens sont vils.




    Mais ils le sont encore davantage sur la blogosphère.




    Tous les blogueurs disent, un jour ou l'autre : "nan mais les blogueurs entre eux, c'est trop des pourris tu vois ? Chuis blasée."





    Ben voilà.




    Les blogueurs sont des gens vils, fourbes, et dénués de tout sentiments.







    Tu veux une preuve ?





    La preuve s'appelle Vinsh.






    Il a attendu que je parte en week end dans mon manoir campagnard pour me tagguer.


    Dans mon manoir campagnard où, je te rappelle, j'ai pas l'ADSL, et presque pas de connexion.






    C'est quoi le tag ?








    C'est publier la sixième photo en partant de la fin de mon dossier d'images.






    Ben laisse moi te dire que Vinsh est d'autant plus vil que je le soupçonne de surveiller mon Mac de loin.





    Passque figure toi que dans mon dossier d'images, y'a que 6 images/photos.





    Alors du coup, je te colle la première.






    100_0455.JPG








    Bon, ben c'est moi.



    Je te rassure, y'a pas que moi dans mon dossier.




    Pis d'abord, même si j'avais que moi dans mon dossier, étant donné que y'en a que 6, ce serait pas dramatique.







    Chais pas quoi te dire d'autre, à part que cette photo fait partie de celles que T-l'ex adorait.






    Ah oui, même que le vil Vinsh m'a demandait ce qu'il y avait de neuf, côté Pintaderies.





    Bientôt, va falloir que je fasse exprès de me faire entuber juste pour satisfaire Vinsh l'insatiable ... ;)







    Si tu as des expériences récentes pour satisfaire Vinsh, niveau P-G attitioude, n'hésites pas : va tout lui raconter, chez lui de préférence ;)




    Du coup, je demande à ma Crevette chérie et à Monsieur Nakito de s'exécuter, et d'effectuer ce tag.



    Niak niak niak.
  • Cohabitation

    Avant hier, je t'ai raconté où j'habitais, et avec qui.



    J'ai la flemme de te faire un lien, alors cherche un peu, c'est pas si lointain que ça.





    Je t'avais même dit que j'allais rencontrer les enfants de mon proprio, et c'est chose faite.




    Je joue même à la baby-sitter de temps en temps.




    Figure toi que la gamine, comme je te l'avais dit, est absolument géniale.





    Déjà, faut que j't'explique.



    Son père, mon proprio/coloc, est un mec génial, lui aussi.




    Limite l'homme parfait tu vois ?




    Drôle, subtil, italien, il cuisine, nettoie, fait la vaisselle, et ne boit pas d'eau.




    Mercredi, c'était ma rentrée des classes.



    Et quelle rentrée des classes ! Partie à 6h30, rentrée à 19h15 ...




    Et quand je suis rentrée à 19h15, il m'attendait avec son associée, vodka à la main, verre prêt.


    "Alors, dure journée ?"




    Faut dire aussi que dans l'après midi, j'avais reçu ce SMS :


    "Juste un coucou de notre part.... En espérant que la reprise est OK... Et que tu te sentes à l'aise chez nous."



    Alors tu vois, j'ai trouvé ce SMS adorable.





    Et donc, le soir, Proprio chéri a pas fait la vaisselle : je l'ai faite avec son associée.



    Après tout, il fait les courses, la bouffe, m'accueille avec de la bonne vodka ... J'pouvais bien faire ça hein ?




    Ben la gnome, elle est arrivée, et elle me dit : "Ben pourquoi c'est vous qui faites la vaisselle ?"



    En étant spirituelle, je réponds : "Parce qu'on est des femmes ..."


    Elle me regarde, interloquée, et répond : "Mais ... Mais ... C'est les hommes qui doivent faire la vaisselle !!!!!"



    elle se retourne : "PAPAAAAAAAAAAA !! Pourquoi c'est pas toi qui fais la vaisselle ? C'est toi qui dois la faire normalement !"




    Juste énorme quoi !





    Hier soir, elle a voulu dormir dans ma chambre.



    Pas de problème.





    On papote, on rigole, bref, on est des filles dans une chambre quoi.




    Le papa/proprio vient rouspéter une fois, deux fois, trois fois, que la gnome doit se taire et me laisser me reposer pour l'école.



    Plus il rouspète, plus on ricane.



    Et elle me sort un truc, qui m'a fait éclater de rire, et qui a fait rire aussi le papa ce midi quand je lui ai raconté ...



    "Nan mais j'crois qu'il dort devant la porte, pour voir si on parle ..."



    5 minutes plus tard : "Il s'est endormi je crois ... Je suis sûre qu'il est devant la porte. Tu feras attention demain matin, en te levant, de pas lui marcher dessus !!!"






    La gnome est tout simplement géniale.



    Je retourne en Picardie demain, et comme les vacances sont finies pour elle et que l'école reprend lundi, elle retourne chez sa maman.



    Mais j'espère que je vais la revoir très vite !






    N.B : Elle a passé du temps à me demander pendant combien de temps j'avais cours aujourd'hui, à quelle heure j'allais revenir, et tout ça, pour finir par dire : "Heureusement que tu reviens tôt le midi, parce que je m'ennuie quand t'es pas là !"

    Je tiens donc à préciser que ceci n'influe pas du tout sur son taux de génialitude.

  • VVF = Vacaaaaances !!!

    Tu vas dire que je te rabâche toujours la même chose mon lecteur, ma lecteuse, mais figure toi que c'est pas ma faute.

     


    C'est la faute de toi, passque tu fais des caprices, vouàlà.




    Aujourd'hui, je veux te parler de vacances.



    Ah ah, tu vois que finalement, ça t'intéresse !!!!

     



    Rends toi compte, ça fait 2 mois et demi que je dis à tout le monde "J'ai besoin d'un break, faut que j'parte en vacances ."



    Et puis, y'a VVF Villages qui m'a dit : (attention, long monologue en vue)


    "Mais ... Tu nous connais pas ? Comment ça se fait ???

    Enfin, on va régler tout ça, et essprès pour toi (on peut toujours rêver, non ?) ben on a changé de nom !


    Exit le Valvvf, welcome to VVF Villages !!


    On a même fait un nouveau site internet !


    Ben oui, tu sais petite figue toute pourrite, nous, on lit ton blog régulièrement, et on sait bien que t'as grave du mal avec les sites internet, et que tu galères avec tout en général.



    Alors là, tu dis "J'ai besoin de vacances" donc PAF! (le chien) voilà not' nouveau site, qu'il est tout simple d'utilisation, et tout clair, et tout pratique :
    www.vvfvillages.fr

    En plus, l'adresse est facile à retenir hein ?"

     




    Bon.



    "Soit", que j'ai dit.


    Mais j'étais pas encore convaincue.




    Passque moi, mon GROS problème, c'est que j'ai envie de partir, mais j'aime pas organiser.


    Moi, je dis ce que je veux, je paye, et je pars.



    Les réservations ? Les activités ? Tout ça ? Je m'en occupe pas.



    Alors VVF ils m'ont dit : "Mais t'en fais paaaaaaas ! On a TOUT prévu !


    On sait bien qu'y'a des gens comme toi, qui sont chiants savent pas s'organiser n'aiment pas se prendre la tête pour organiser des vacances, alors on a une formule "Villages Clubs".

    C'est vachement bien pour toi, passque tout il est compris dedans : restauration, activités, sorties découverte, etc.



    Après, si tu veux partir avec quelqu'un qui veut tout organiser à ta place, ben tu peux prendre l'autre formule ! "Villages Locations" qu'elle s'appelle !


    Même que là dedans, ben t'as juste un guide (papier) qui t'explique ce que tu peux faire dans le coin, et tout ça.


    (Même que parfois, on met des bons de réductions pour certaines activités/visites !!!!!!!!)"

     




    Même que VVF, ben ils ont des villages près de chez moi, sur la Côte d'Opale.




    Alors ça me fait drôlement plaisir tu sais ?



    Pis c'est pas tout en plus.



    Tu sais que les séjours dits à thème ont grave la côte en ce moment ?




    Ben VVF, ils en font aussi !!!



    Personnellement, le séjour "Zen et Bien-Être", il me tente graaaaave ...




    Et je lance un grand appel : Qui c'est qui veut partir en vacances avec moi, pour découvrir les différentes campagnes françaises et tout ça ???






    Article sponsorisé

  • Ze come back

    Hé oui mon lecteur chéri, ma lecteuse préférée, j'ai retrouvé la civilisation, donc j'ai également retrouvé l'ADSL, mais aussi le WIFI !!!



    Je peux te dire que c'est génial tu sais ?





    Par contre, comme tu le sais, chuis un peu Miss Poisse moi quand même.



    Je t'ai raconté maintes fois comment je me suis retrouvée bloquée à cause de trains et tout ça, et crois moi, je t'ai passé des épisodes.


    Passqu'en ce moment, ça m'arrive un peu chaque semaine, les soucis de train.



    Je t'informe donc qu'avec ce come back, ben la poisse se met sur autre chose.




    De beaucoup moins important que le train, puisque c'est sur ...



    Le logement.





    Faut dire que comme je suis ici pendant 4 mois, ben j'ai pris une colocation dans une grande maison.



    Sauf que les locataires n'ont toujours pas quitté la maison, et que mon proprio était bien embêté.





    Alors du coup, pour l'instant, je loge dans l'appartement de mon proprio.



    Avec lui.





    Et ses deux enfants par intermittence.





    8 et 9 ans.




    Même que la petite fille, quand son papa lui a dit que quelqu'un allait venir quelques jours dans l'appartement, ben elle a dit : "Ouais c'est ça, tu t'es encore trouvé une copine sur Internet !"



    8 ans la gamine.




    Elle a grave de l'avenir.





    Donc voilà.



    Je rencontre les gamins cet aprèm ...





    J'ai déjà fait connaissance avec Al, le cocker de 7 mois, qui m'a définitivement adoptée.




    Et aussi avec le chat.



    Je sais comment il/elle s'appelle, mais je sais que j'y suis allergique.



    Pour l'instant, ça va, ça se gère.






    Je sais pas si ça va durer, au niveau allergie ....

  • Concert inutile et prise de conscience

    Chuis désolée lecteur lecteuse, mais voilà que tu te bouffes une deuxième note de musique d'affilée, et paf dans tes dents.


    Et pis t'as intérêt à être sage, passque j'en ai une 3è sous le coude, que je sais pas encore quand je vais te la mettre.




    Alors samedi, tu as eu une note qui te relatait la répé du 30 Janvier.


    Ben figure toi que le lendemain, le 31 donc, mon école de musique faisait un concert.

    Et, une fois n’est pas coutume, Benoît, mon prof chéri de flûte, a été très très gentil avec moi.



    En même temps, il avait grave besoin de moi pour le concert tu vois ?


    Il a commencé par dire aux jeunes flûtistes du cours d’avant moi qu’elles se tenaient mal pour jouer : tête trop basse, jambes n’importe comment, flûte en biais.


    Et il a dit « Pauline, elle a une bonne posture, elle se tient vachement bien quand elle joue ».


    Là, j’ai un peu halluciné.



    Et je lui ai dit.


    Passque figure toi qu’à mes débuts d’exil au Luxembourg, j’ai tenté (folle que je suis) l’expérience « Conservatoire National ».


    Ma prof était une conne, j’ai tenu 3 semaines avec elle.


    Je te passe sur les méchancetés qu’elle m’a dit, je vais juste te parler d’un truc, qui te donnera une vision générale du truc : elle m’a toujours dit (bon, OK, 3 fois seulement) que je me tenais très mal.

    Que j’allais jamais réussir à jouer quelque chose de correct avec cette posture, que ça n’allait pas du tout, blablabla.


    En même temps, dès le premier cours, elle m’a dit qu’elle et moi, on ne ferait rien en cours, qu’on arriverait à rien.
    Tout ça passque j’lui ai dit que je n’étais là que pour 2 ans, et que donc, les exams du Conservatoire, j’en avais un peu rien à foutre.


    Bref.


    Après, j’ai joué mon morceau.

    Que Benoît il a dit que c’était bien, que c’était mieux, et que le son était « great ».

    Qu’il fallait pas que j’y touche.


    Ca, c’était normal, passque la veille, ben on avait une répét « light », comme le chef il a fait la discussion avec nous et que ça a duré pendant deux heures.


    Et ce soir là, le 31, y’a eu le concert, où il avait besoin de moi pour jouer.


    Un morceau de jazz, alors que je déteste le jazz.


    Qui dit jazz, dit improvisations.


    Y’en avait 2 dans le morceau, la première devait être faite par le seul élève garçon de la classe de flûte, et la deuxième par Benoît lui-même.


    Mais tu commences à me connaître lecteur chéri, tu sais bien que si je te dis ça comme ça, c’est qu’y’a une raison.


    Ben la raison, c’est que l’élève garçon, il est pas venu.


    Pssssscht (il s’est dégonflé).



    Quand j’ai vu ça, je me suis tournée vers une autre flûtiste, et je lui ai dit : « Tain, tu vas voir qui va se récolter l’impro à faire ... »

    Pas manqué.

    « Pauliiiine, tu fais la première impro ? »
    « J’aime paaaaaas les impros !! »
    « Oh allez, c’est simple, toute façon c’est ça ou alors on fait que le truc pourri qui est écrit sur la partition »
    « Nan mais j’connais même pas les notes d’abord » (Là encore, tu remarqueras que face à Benoît, mon libre arbitre est inexistant, et ma détermiation très faiblarde)
    « T’as 5 minutes pour les voir. »



    Ouais, moi aussi je t’aime Benoît.



    Résultat, me suis tapée une impro devant les gens, devant mon ex amant et sa femme, ma directrice d’orchestre, qui m’en veut toujours autant, et lui qui m’aime toujours autant.


    Ben après, Benoît il a dit que c’était un « très bon solo ».

    Alors que d’habitude, quand j’improvise, il me dit : « Ouais, c’était pas mal ».
    Et il le dit seulement si je lui demande. Sinon il dit pas.


    Alors que là, il me l’a dit 3 fois en moins d’une demi heure.


    Ce mec est génial.




    Et tu vois, juste avant mon impro, y’a l’ex-amant qu’est venu me dire bonjour.

    Même qu’il a pris des risques, passque théoriquement, il a plus le droit de me parler, de me dire bonjour et tout ça. (Je sais pas s’il a le droit de me regarder encore ?!)

    Et juste après mon impro, quand je suis repartie vers ma place (chuis une artiste modeste, j’m’asseois au milieu du public moi mâdâme), ben j’ai croisé sa femme.


    Les joues rouges, les yeux rouges et pleins de larmes.
    En me croisant, elle m’a regardé.

    Jamais elle ne me regarde, jamais elle ne me dit bonjour, jamais elle ne me parle, même quand moi je lui parle. (Une fois, à la photocopieuse de l’Ecole de Musique, on s’est retrouvées ensemble : je photocopiais des part’, et elle devait en photocopier. Il m’en restait 4 à faire, et comme elle attendait derrière moi, j’ai dit « J’ai bientôt fini, il m’en reste 4 ». Elle m’a pas répondu, elle s’est barrée.)

    Et quand elle m’a regardée, et que je l’ai regardée aussi, elle avait les yeux pleins d’éclairs à travers les larmes.

    Bon, elle pleurait pas non plus à grosses larmes tu vois, c’est juste que tu voyais bien que ses yeux étaient tout humides, et qu’une ou deux (voire trois, soyons fous !) larmes avaient coulé sur ses joues, et qu’elle les avait essuyées.



    En tant que directrice, elle a parlé dans le micro juste après, pour présenter le morceau qui suivait, avec une voix toute tremblottante.


    En 10 ans de musique avec elle, la seule fois où elle a eu la voix tremblante, c’était pour un concert à la mémoire d’un de nos musiciens qui venait de mourir.

    Et jamais je ne l’ai vue pleurer.




    Ben tu vois, ce soir-là, en la voyant comme ça, j’me suis dit que si elle m’évitait tout le temps, qu’elle me parlait jamais, c’est qu’elle en était pas capable.


    Et puis j’me suis rendue compte qu’il ne fallait pas que j’abuse.





    Que mon projet de m’inscrire au stage de musique du mois d’avril, pendant toute une semaine, en sachant pertinemment que les répé d’orchestre, qui durent 4 à 5h par jour pendant ce stage, étaient dirigées par elle, ben ce projet était pas cool pour elle.




    Qu’il fallait que j’apprenne un peu à m’oublier un minimum et à me priver pour la laisser respirer.



    Passque je sais qu’elle ne voit pas d’un très bon oeil que je sois revenue prendre des cours dans « son » école.
    Et qu’elle ne voit pas non plus d’un très bon oeil que j’accepte, comme avant, de venir jouer à un concert de 2h un simple morceau de 3 minutes.



    Alors j’vais continuer les cours, les concerts inutiles, et je vais recommencer d’aller écouter les concerts de tous les gens que je veux, même si elle y est, mais j’abandonne l’idée de faire ce stage.



    Histoire d’être « sympa ».

  • Répé #2

    Ah mon lecteur chéri, pour la deuxième note sur mon harmonie, tu vas pas être déçu tu sais ?




    Bon déjà, pour les débutants, une harmonie, c’est comme un orchestre.



    Sauf que ça s’appelle « harmonie ».


    Voilà.


    (Autres notions de vocabulaire : Les répétitions, on appelle ça des « répé ».
    Les partitions, c’est les feuilles de papier avec plein de notes dessus, et on appelle ça des « part’ » (prononcé <PARTE>) ou des « partoches ».)


    Et donc à l’harmonie ce soir là (ce soir là, c'est en fait le 30 Janvier. J'te rappelle que j'ai pas encore l'ADSL, et que j'arrive pas à poster régulièrement) , ça a chauffé.


    Drôlement chauffé même.



    Aucune phrase rigolote à te raconter, ni connerie, ni torture sur les flûtes.


    (Bon, en fait, si, une connerie, mais bon.
    Figure toi que quand j’me suis assise à ma place, j’retrouvais pas ma flûte. Déjà que j’étais pas en avance, la chercher sous les pieds de tous mes voisins ça n’a pas aidé à me faire voir comme une fille très sérieuse et responsable et tout ça ...
    En fait, ma flûte était restée en voiture, j’te raconte pas le bordel. Enfin vouàlà.)




    Alors ce soir là, Nico, mon chef chéri adoré, il nous a laissé nous installer, et puis il a attendu un peu.

    Et moi j’ai pas fait gaffe sur le moment, mais il avait une de ces têtes ...

    Je l’avais déjà vu pas content, mais là, je ne l’avais jamais vu comme ça.


    Limite il écumait de rage tu vois ?


    Et il nous a annoncé qu’une de nos musiciennes avait démissionné, et qu’elle quittait donc les rangs.

    Parce que « y’a une ambiance de merde ».



    Et Chef chéri il a trouvé que c’était une raison valable, et il a enchaîné là dessus.





    Comme quoi il commençait à en avoir ras le bol de toutes les manigances, les on-dit, les cancans, les ragots, et l’ambiance pourrite.

    C’est vrai que, depuis quelques temps, c’est plus trop ce que c’était les répé.



    Là tu vois, je vais te confier un truc, que faut pas que tu répètes aux zautres, sinon ils vont croire que je suis un être humain avec un coeur, des sentiments et tout ça.


    En octobre/novembre, y’a eu plusieurs fois où je suis revenue chez moi, après la répé, en pleurant.


    En pleurant parce qu’on s’en prenait plein la tronche pendant la répé, qu’on se faisait engueuler pour des trucs insignifiants, et que la motivation me quittait à chaque fois.




    Au début, je fus persévérante, j’y retournais chaque semaine.

    Et puis en décembre, j’ai fini par ne pas/plus y aller.

    Toujours autre chose à faire.


    Ca a commencé par un week end à Bruxelles, puis un à Aix en Provence, puis un à Rennes, et ensuite, les vacances ...



    Et tu vois, chuis pas une fille qui pleure facilement.

    Mais à la musique, un rien peut me faire m’effondrer.


    Bref.
    Stop aux digressions.




    Et donc, Nico le chef chéri il a dit : « Maintenant je vous laisse 10 minutes pour que vous me disiez en face tout ce que vous avez à dire. J’vous écoute. »

    Et en disant ça, il avait sa lèvre inférieure qui tremblait, comme quand les gens sont vraiment en colère.


    Personne il a dit quelque chose après ça.

    On était tous comme des ronds de flan à attendre.


    Et puis y’a un trompettiste qui a commencé à parler, puis une clarinettiste, et puis les langues se sont déliées.


    Moi, j’ai rien dit.



    Pourquoi ?

    Parce que chef chéri adoré, ben j’l’aime fort.

    (Même si tout n’a pas toujours été tout rose entre nous, ben je l’aime beaucoup, je l’admire et le respecte. Bon, puis j’avais flashé sur lui à un moment.

    J’avais 14 ans, j’étais jeune et inconsciente. )





    Et donc, ça va l’avancer à quoi que je lui dise que ça m’est arrivé de rentrer en larmes chez moi ?

    C’est pas plus sa faute que celles des autres musiciens.


    Passque ce qui est bien dans notre « monde », c’est que les réflexions, les critiques blessantes et vexantes, tu te les prends pas forcément par le chef.

    En fait, chez nous (ailleurs j’en sais rien) c’est rarement le chef qui les dit, c’est souvent les musiciens qui jouent juste à côté de toi.


    Qui te sourient devant, et te cassent derrière.


    Un peu comme partout tu m’diras, mais chez nous c’est encore pire.


    Et le chef, il a dit qu’il en avait fait des orchestres et des harmonies, qu’il avait travaillé avec pas mal de gens, mais qu’il avait jamais connu une situation pareille, à ce point dégradée.
    Que chez nous, c’était pire que partout ailleurs.

    Que ça faisait 8 ans qu’il était avec nous maintenant, qu’il s’en foutait de ce qu’on disait de lui, mais qu’il fallait lui dire en face quand quelque chose n’allait pas plutôt que de le dire à tout le monde en attendant que ça s’arrange comme ça, en claquant des doigts.





    Et que si ça continuait comme ça, ben il claquerait la porte.






    Tu vois, j’ai eu pas mal de différends avec chef chéri adoré, ça fait pas très longtemps qu’on se « connaît bien », qu’on discute, qu’on communique.
    Pour te dire, ça fait 7 ans que j’y suis, ça doit faire environ 1 an que l’on échange des choses.

    T’imagines ?


    En 6 ans, y’en a eu des histoires, des coups de gueule, et tout ça.
    Des disputes, des accès de rage, de haine et de sourires en coin.


    Mais tu vois, si chef chéri il s’en va, je m’en vais avec lui.





    Passque contrairement aux autres, je ne dois rien à l’harmonie.
    Je suis libre de mes mouvements.



    La liberté de mouvements, c’est encore une mode que j’ai lancé à l’harmonie tu sais ?



    Je t’essplique :

    L’harmonie est gentille : elle prête gratuitement des instruments aux élèves de la ville, à la condition qu’ils viennent nous rejoindre quand ils auront le niveau, et qu’ils n’aillent pas jouer ailleurs.

    L’harmonie est très gentille : elle t’achète tes morceaux d’examen, tes cahiers de solfège, si tu joues avec elle.



    Ben moi, j’ai eu très tôt ma propre flûte, j’achetais mes morceaux toute seule comme une grande.

    Et j’allais jouer à droite/à gauche, je dépannais, j’aidais, je restais, je m’installais dans les différents orchestres.

    C’est comme ça que j’ai fini par jouer dans 3 harmonies différentes et que j’ai eu des relations avec des hommes mariés.


    Et l’avantage de cette liberté de mouvements, c’est qu’on peut rien me reprocher, puisque je reste à l’harmonie par choix, par envie, et pas par obligation ou nécessité.



    Y’a la mode des mitaines aussi, qui vient de moi.


    Alors oui, je sais, les mitaines, c’est moche et tout ça, mais je sais pas si tu as déjà essayé de jouer de la flûte sous la pluie, un jour de décembre par -5° ?
    C’est pas facile, les doigts souffrent énormément tu sais, ils rougissent, ils bleuissent et ils finissent par tomber.

    Et je sais pas si tu as déjà essayé de jouer de la flûte avec des gants, mais c’est encore PIRE.
    Parce que le tissu des gants, ben ça empêche d’appuyer correctement sur les touches.

    Donc la solution, c’est forcément les mitaines.


    Tout le monde s’est foutu de ma gueule la première fois que j’ai sorti mes mitaines, ben maintenant, les flûtes, les clarinettes et les sax’ s’y sont mises.



    Passqu’on a chaud aux doigts, et qu’on peut jouer en même temps.





    Miracles de la technologie mode, quand tu nous tiens !

  • La Saint Cruste

    L’homme de Grenoble s’incruste.


    Il ne s’incruste pas forcément dans des parties de ma vie qui me plaisent, mais le fait est là.

    Alors bon, déjà, il ne s’incruste pas au niveau sentimental/sexuel.


    D’un côté, c’est pas plus mal.




    Après la discussion post-coïtum sur son ex, pendant 45 min (très passionnant, j’te jure !), ben au retour, j’ai reçu un SMS écrit de ses petits doigts : « Tu vas me manquer je pense, mais je suis pas prêt je crois ».


    Ce SMS est à garder dans les annales tout de même.

    Faut dire que durant la semaine à Grenoble, je ne lui ai rien demandé, consciente du fait que :


    1° Il n’a toujours pas oublié son ex, 1 an après la rupture
    2° De ce fait, il n’est prêt à rien
    3° Je ne suis pas prête
    4° J’ai pas envie d’un grand truc bien écrit, bien romancé, projeté sur l’avenir et tout ça.
    5° Il veut se marier et avoir des gosses
    6° Il ne me plaît pas plus que ça en tant que « mec potentiel ».  En tant que pote, je l’adore, mais en tant que « mec potentiel », c’est niet.



    Bref.



    Alors je sais pas pour toi, lecteuse, lecteur, mais moi y’a des moments où j’ai pas envie de voir les gens.

    Ben lui, en ce moment, j’ai pas trop envie de le voir.

    Le mois dernier, c'était ça :
    « Confirme moi ta venue pour vendredi, ça me ferait vraiment super plaisir de te voir ! »


    Histoire d’être tranquille, je confirme.
    Au pire, il s’agit de passer 2h dans un bar avec lui, en pleine journée.

    Rien de très grave.


    Mais comme j’ai raté mon TGV le jeudi que je devais aller à Luxembourg (ici), j’ai décalé ma venue dans sa ville à ce même jeudi, puisse que j’avais rien d’autre à foutre pas même un mémoire à rédiger.


    Sauf qu’il dormait, ce jeudi après midi.



    Monsieur est un gros fêtard.
    Et accessoirement en vacances.

    Ceci expliquant cela, passons au point suivant.



    Je ne l’ai donc pas vu, ni le jeudi, ni le vendredi.


    Le samedi, je devais voir un de ses potes.
    Seule à seul.


    Ca s’appelle la magie Fessebouk, tu deviens pote avec les potes de tes potes, et tu commences à les voir sans les dits potes en commun (faut suivre hein ?).



    Sauf que.



    Soit que les mecs sont de vrais trouillards, soit ce pote de pote avait peur pour son couple et m’a prêté des intentions que je n’avais pas, soit que j’ai pas de bol.



    Passque l’homme de Grenoble s’est incrusté.


    Et que donc, on était à 3.




    J’ai pas beaucoup parlé, j’avais pas grand chose à dire.

    C’était pas du tout comme ça que j’imaginais ma première rencontre avec le pote de l’homme de Grenoble.
    Passque l’homme de Grenoble, dans mes imaginations, il était pas là, et je picolais déconnais franchement avec son pote.


    Comme d’hab.





    Mais c’est pas tout.


    Figure toi que j’ai dû retourner au Luxembourg, pour faire signer des papiers pour le putain de mémoire à rendre. (C’est comme ça que j’ai mis plus de 8h pour aller de chez moi au Lux, ICI)


    Ouais, je sais, un A/R juste pour une signature, ça craint.


    Quand je lui ai dit ça y’a quelques semaines, l’homme de Grenoble a proposé de m’accompagner, qu’on prenne sa voiture, qu’on parte ensemble, que je fasse signer mes papiers et que je lui fasse visiter le pays.


    Oui mais...





    NON.




    Alors j’me suis cassée la tête (aïe) pour savoir comment le repousser sans blesser sa fierté de mâle dominant.


    Nan passque faudrait pas non plus qu’il croive que c’est à cause de son SMS que je t’ai écrit là haut ...


    Alors j’ai envoyé ça, en fourbe, par SMS, même pas de vive voix :


    « Ne le prends pas comme une attaque personnelle, mais j’ai  vraiment pas envie que tu viennes avec moi au Lux, même si c’est gentil de l’avoir proposé. Le Lux, c’est une partie de ma vie que personne en France ne connaît, c’est mon refuge, loin de mes problèmes, du passé, c’est un peu comme une bulle d’air frais, malgré tout le mal que j’en dis parfois, et j’ai pas envie de tout mélanger, ni de partager tout ça avec quelqu’un ... »


    Rédigé comme ça, ouais.
    Ca m’a pris 3 SMS.

    Heureusement que chuis en SMS illimités hein ?



    Mais au final, j’me suis aperçue que tout ce que je disais dans le SMS, ben c’était vrai.






    Personne de France n’a partagé ma vie luxo, et j’ai deux vies totalement différentes : la vie au Lux, et la vie en France.

    OK, y’a quelques photos de soirées luxo sur Fessebouk, ou sur Hi5, mais ça n’indique pas grand chose sur ma vie là bas.



    Au Lux, j’ai pu repartir de zéro, ou presque.
    Au Lux’, j’ai rencontré plein de gens géniaux, aux mentalités et comportements complètement différents d’en France.

    Au Lux’, y’a Flow.
    Flow, complètement folle, inconsciente, insoumise.

    On aurait jamais dû se rencontrer, jamais dû se parler, jamais dû s’entendre aussi bien, et pourtant ...



    C’est elle qui me manque le plus.
    C’est elle qui représente le mieux ma vie au Luxembourg, elle et ses conneries, elle et ses (ir)responsabilités, elle et moi.

    Au Lux, je suis totalement indépendante, je réussis à ressentir cet irrémédiable sentiment de liberté, je le sens m’envahir et ne plus me lâcher, me faisant faire un peu n’importe quoi, pour mon plus grand plaisir.

    Au Lux, le temps ne s’écoule pas de la même façon, les gens se comportent différemment, tout est à conquérir.

    Ce que je fais au Lux, seuls les gens du Lux sont au courant. (bon, toi aussi lecteur lecteuse chéri(e), mais c’pas pareil tu sais ?)
    Ce que je fais en France, les gens du Lux le savent aussi.

    Le Lux, ça a d’abord été un refuge, un véritable refuge.




    Un exil.




    C’est devenu un plaisir, une façon d’être, une façon de respirer, de parler, de rire, de vivre.


    Je n’ai aucune envie de partager tout ça avec quelqu’un, parce que ça m’appartient.
    Ca m’appartient, et je veux le garder pour moi.


    2 vies à gérer, c’est pas simple.
    Quand elles ne se rejoignent pas, c’est encore moins simple.


    Mais ça fait 2 ans et demi que j’y arrive maintenant, et j’ai bien l’intention de continuer ...

     






    (Bon, depuis, je n'ai que très peu de nouvelles de l'homme de Grenoble. Pourtant, j'comprends pas, j'ai été gentille dans le SMS non ?)

  • Picarrrrrdia ... Indepenzaaaaaaaa

    Tu l'sais, chuis Picarde.



    Pourquoi tu l'sais ?




    Passque j'm'en cache pas.



    J'aime ma région.


    Mon coin de France.




    J'ai beau le fuir autant que possible, critiquer aussi parfois, je sais pertinemment que c'est ici que je reviendrais, quoiqu'il arrive, que j'aurais TOUJOURS un pied ici.




    Tu vois, j'essaye de bouger pas mal.


    J'ai pas encore eu la possibilité (ou les couilles ?) de bouger loin, très loin là bas, mais le peu que j'ai fait, j'me suis toujours sentie bien, comme si j'étais chez moi.



    Mais même si je me sens chez moi un peu partout, ben ici, le vrai chez-moi, c'est différent.



    Ici, y'a la mer, les souvenirs, les falaises, les phoques, le bunker sur la plage à marée basse.


    Y'a les pêcheurs qui reviennent de la pêche et à qui tu achètes directement le poisson.


    Y'a les coins paumés, que seuls les gens du coin connaissent.


    Y'a les lieux de RDV, typiques : "On se retrouve à Ch'coin minteux ?"


    Y'a aussi cette langue, ce patois, cet accent, peu importe comment tu veux l'appeler, mais par pitié, ne me dis pas que c'est du ch'ti, ne me dis pas que je suis du Nord, passque tout ça, c'est pas vrai.



    Passque le ch'ti, c'est qu'un dérivé, passque le Nord, c'est nul.



    Moi je parle picard tant que je peux, et je suis Picarde.





    Et tu vois, not' président (enfin, vot' président, aux gens qui ont voté pour lui) (les aut' faites comme moi, dites "c'est pas mon mien de président"), ben il ferait mieux de s'occuper de problèmes de fond, plutôt que de s'intéresser au sort des plaques minéralogiques ou au sort de la Picardie.





    Passque y'a quand même autre chose à penser que ces conneries là :

    Extrait 1

    Extrait 2

    Extrait 3




    Et puis en Picardie, on a les Fatals Picards aussi.


    Qui z'ont chanté une chanson qui s'appelle "Picardia Independanza". (Cherche sur Ioutoube, j'ai pas l'ADSL j'te rappelle ...)




    Que je crois bien que bientôt, un groupe Fessebouk va s'emparer du plaidoyer de cette chanson pour réclamer l'indépendance, et plus être emmerdés par des c*ns ...

     

    EDIT : J'avais pas tout à fait tort ...

  • Répét #1

    Aujourd’hui, je vais te parler de musique.

    Alors mets toi en condition.

    On est le 23 Janvier, vendredi soir, 23h.
    On sort de 3h de répét.

    3h de répét’, mine de rien, c’est long.


    C’est encore plus long quand, pendant ces 3 heures, tu ne joues que deux moitiés de morceaux.


    Bon, là, faut que j’t’explique.


    Tu vois, y’a plein de métiers dans lesquels faut faire des stages. Par exemple, Spike, toujours elle, ben elle a une stagiaire.
    Chiante, mais stagiaire quand même.


    Ben nous, dans mon orchestre, on a deux de nos musiciens qui sont chefs d’orchestre stagiaires.


    Ca veut dire que les deux ptits, ben tous les dimanches, de 8h à 12h, ils vont à un cours pour devenir chef d’orchestre.

    Et nous, on est leurs cobayes un peu.



    L’an dernier, ils ont dirigé en public pour la première fois, et je t’en avais parlé ici.


    Ben mes deux ptits, (oui, « ptits », même s’ils mesurent plus d’1m80, ils ont pas encore 18 ans, et puis je les ai connus, ils étaient pas plus haut que Passe Partout, alors ce sont mes ptits, NA !), donc mes deux ptits, ben ce soir là, ils se fait « juger » par leur « prof » du dimanche matin.


    Chacun a choisi un morceau qu’on jouera le 22 Mars (si tu sais pas quoi faire, on fait un concert, gratuit, et de très bonne qualité), et donc, en ce moment, on commence tout juste à les travailler (ça fait 8 répétitions pour mettre en place un programme, c’est raisonnable *).
    Et le « prof » est venu voir comment les ptits nous faisaient travailler, leur donner des conseils toussa toussa.


    L’avantage, c’est que nous, simples musiciens, on apprend en même temps les tuyaus des chefs d’orchestre.

    Et c’est aussi dans ces moments là qu’on se rend compte à quel point le chef d’orchestre est important.


    Passque ça a pas l’air comme ça, mais ce monsieur tout habillé en noir, qui tourne le dos en public, et qui gesticule comme un malade, ben il est important.


    Il est rassurant, c’est un pilier.



    En tout cas, c’est comme ça que je vois mon Chef chéri adoré, Nico.



    Quand y’a le silence dans la salle, plongée dans le noir, que tu ne vois personne, sauf ton chef chéri adoré, que tu connais pas le programme passque tu privilégies tes études aux répéts, passque tes trains ont du retard, etc., ben chef chéri il est là, devant toi.
    Il essaie de capter le regard de tout le monde, pour savoir, d’un seul regard, si on est tous prêts à jouer.

    Et généralement, à ce moment là, très discrètement, de telle sorte que seuls nous le voyons, il commence à diriger le morceau, pour qu’on ait le tempo en tête, pour pas qu’on oublie LE truc important du début si y’en a un.


    Et puis le plus souvent, chef chéri adoré, qui est souvent sûr de lui (même trop sûr de lui d’après la majorité des gens, dont mes parents), ben il te montre qu’il est sûr de lui, et il te fait un grand sourire.


    Pour un peu que tu captes ce sourire, chef chéri adoré va te faire un clin d’oeil, à toi ou à un autre, tout dépend de qui il arrive à choper.


    Ben tu vois, ce sourire et ce clin d’oeil, c’est tout ce dont j’ai besoin pour être rassurée avant un morceau.

    Je connais pas la notion de stress, j’ai juste une légère appréhension dans certains morceaux que je ne maîtrise pas, l’appréhension de rater des trucs, d’oublier des trucs, de mal démarrer, de mal finir.


    Si chef sourit, tout se passera bien.
    Si chef sourit pas, je vais être deux fois plus concentrée, et c’est là que je vais me planter.


    Bref.


    On a donc des chefs stagiaires.
    Tous deux dans des styles différents.





    Y’a M., saxophoniste, qui est très très expansif, qui communique énormément avec nous musiciens, et qui fait pas forcément gaffe aux changements de nuances, ni à sa partition.


    Et y’a T., percussionniste, beaucoup plus réservé, qui a une technique irréprochable, mais qui reste plongé et concentré dans sa partition, sans échange avec nous.



    Et puis nous, les flûtes, on a besoin que le chef nous fasse signe quand on doit jouer.
    Passqu’on rêvasse, et toussa toussa.


    T., il nous fait pas signe.
    Alors la première fois qu’on a joué son morceau, on a attendu son signe.
    Qu’est pas venu.


    Alors la deuxième fois, j’ai compté. Comme ça, j’ai su quand on devait démarrer.

    Et j’ai démarré, au bon endroit.


    Et là tu vois, c’est même pas de la vantardise ou quoi que ce soit, c’est un truc tellement simple à faire, compter, c’est la base de toute pratique orchestrale, ben j’me suis rendue compte ce soir que si je ne démarre pas, les autres flûtistes non plus.


    Et tu vois, c’est frustrant.


    C’est comme les crayons : si t’es étudiant, imagines tu aller en cours sans stylo ?

    Non.



    Ben à la musique, c’est pareil : on a besoin de crayons.


    Et pourtant, chuis toujours la seule dans la première rangée de l’orchestre à avoir un crayon.


    Mais j’aime pas partager mon crayon, alors je rechigne à le prêter.



    (J’te rappelle que le sujet premier de cette note, c’était les chefs stagiaires hein ?)


    Donc voilà, après les 3h de répét, puisque tu t’es mis en condition comme moi,  t’es fatigué(e), épuisé(e), exténué(e).

    Passqu’une répét’ de 3h, ben non seulement c’est long, mais c’est fatiguant.


    L’esprit doit être là, la concentration aussi, le corps doit suivre.


    Et avec les chefs stagiaires, ben on a dû jouer une dizaine de fois certains passages, donc c’est encore plus épuisant, la répétition des mêmes choses jusqu’à la « perfection » ...


    Chais même pas si tu vas comprendre un truc à cette note, j’essaie d’être la plus compréhensible possible, mais je me doute que pour les non-initiés, ça doit pas être simple à suivre ...


    Console toi, dès que possible, je te poste mes vidéos. (J’en ai 2 déjà ... Youhuuu !)




    * : Là, l’astérisque, c’est passque y’a 2 semaines, on a joué un morceau avec chef chéri, et on avait un peu de mal. Il a dit « Oh allez, c’est un truc facile, ça en 2 répé c’est mis en place et ça bouge plus ! ».
    A ce moment là, y’a ma voisine qui a cru bon de lui rappeler un élément crucial : « Oui bah le concert de début d’année, c’est dans 2 jours, pas dans 2 semaines ... »
    Et là, chef chéri s’est décomposé, avant d’éclater de rire et de dire « Oh oui merde, j’avais oublié ... »


    Voilà.


    Les gens à la musique, ils sont fous.

  • Foutez vous de moi ...

    Nan mais je te jure, lecteur, lecteuse, tu vas te marrer aujourd'hui.



    Si en plus tu n'as pas la chance, que dis-je, l'honneur de me voir sur Fessebouk, ben tu vas encore plus te marrer.




    C'est du pur foutage de gueule aujourd'hui, t'as le droit de te moquer de moi AUTANT QUE TU VEUX.

     



    Passqu'aujourd'hui, le sort s'est acharné contre moi.




    J'ai même levé les yeux aux ciel, vers 20h45, en disant "Mais pourquoi, POURQUOI m'as tu abandonnée Dieu tout puissant ?"

    (Bientôt, j'te raconterai mon rapport à la religion. tu pourras encore une fois te moquer de moi, mouhahaha, réjouissons nous !)






    Figure toi que je devais rendre un papier à Uni.LoL avant le 1er février.


    Mais que comme y'a eu grève SNCF jeudi dernier, ben j'ai du décaler mon voyage.


    Et puis après tout, j'attends toujours mon relevé de notes du semestre d'été 2008, alors si je rends un papier 2 jours en retard, ils vont pas me chier une pendule hein ??




    Donc aujourd'hui, je partais pour un long périple vers l'Est.



    Mais la rigolade a commencé assez tôt.




    Vers 2:30 du mat' en fait, quand je ronchonnais passque j'arrivais pas à dormir, alors que je me levais à 5h pour mener ma soeur à son stage.




    Que même qu'en repartant du stage, ben il a fallu que je fasse une looongue marche arrière, passqu'ils avaient pas ouvert les grilles et que je pouvais pas faire demi-tour.



    Il était 5:49, j'écoutais Starmania, "La serveuse automate".



    Et j'ai soudainement compris, en pleine marche arrière, que la serveuse automate qui voulait cultiver des tomates, ben c'était un JEU DE MOTS.




    Nan mais c'est pas croyable hein ???




    Du coup, j'suis rentrée à la maison, j'me suis recouchée et j'ai dormi 30 minutes supplémentaires.


    Et puis à 7:30, sous la neige, j'ai pris le train qui m'emmenait vers Paris.



    Que je devais arriver à 10:19, et récupérer mon TGV à 10:39, mais que je suis arrivée à 10:47, et que j'ai récupéré un TGV à 12:39, qui m'a fait arriver à METZ (même pas à Luxembourg !!!) à 14h.



    Et puis de Metz, je suis partie à 15:37, pour arriver à 16:30 à Lux-city.




    Et là, je t'écris de mon hôtel à Metz.

     

     

    Nan passque si y'avait que l'histoire du train, ce serait seulement un peu rigolo tu vois ?

     

     


    Quand je viens 2 jours au Lux, je dors chez Flow.



    Et là, elle devait récupérer sa nouvelle voiture (sa 3 ème depuis que je la connais ... C'est à dire un peu plus de 2 ans, bonne moyenne non ?) et venir me récupérer ensuite.



    A 20h, elle m'écrit qu'il faut pas que je compte sur elle pour ce soir.



    Je tombe des nues, tu imagines bien.



    J'avais pas envie d'embêter mon ancien coloc, D., en lui expliquant mon histoire.



    alors j'ai pris le train, vers METZ, encore.



    Où j'ai pris une chambre d'hôtel, avec WiFi.



    L'ADSL, ça fait du bien tu sais !!!




    Même que D. m'a appelé tout à l'heure, pour savoir comment j'allais.



    Qu'il m'a engueulé quand j'ai dit que j'étais à l'hôtel à Metz.

     




    Qu'il a dit "Ah ben là, si je dis à ma mère que t'es à Metz passque t'as pas osé nous appeler, elle t'appelle directement pour t'engueuler !"




    Alors ça m'a fait chaud au coeur.




    J'en aurais presque oublié les moments de panique dans le train, quand j'ai pleuré, en me demandant "Où je vais dormir cette nuit ?"



    Mais bon, le deuxième hôtel que j'ai fait avait encore une chambre libre.



    alors m'y voilà.




    Passque pendant ma crise de larmes, j'me suis quand même dit que si je trouvais pas d'hôtel, j'irais pleurer à la gendarmerie.



    Pour qu'ils me gardent avec eux, pour dormir, même dans une cellule.

    (Ouais, je l'ai pensé très sincèrement, et très sérieusement).





    J'espère que t'as bien ri.




    Demain, je dois faire le trajet inverse, j'espère que la neige aura fondue et disparue ...