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  • C'est bien fait pour moi.

    "Je sais qu'il s'est fait une fille, y'a un mois environ, mais c'est pas allé très loin."

    Première claque dans la gueule. Merci à l'amie qui m'a dit ça.
    Mais c'est bien fait pour moi. Ca m'apprendra ce qu'ont dû ressentir les femmes ou copines des mecs casés avec qui je suis sortie, plus ou moins sérieusement.


    S'en suit une longue discution avec *lui*, ce soir là. Pour avoir quelques explications. Non pas en tant que fille jalouse, mais en tant que fille trahie par quelqu'un en qui elle avait totalement confiance.



    Le blabla habituel, que je n'avais jamais entendu, mais que je connais par coeur ... "Je voulais te préserver, c'est pour ça que je ne t'en ai pas parlé."   "Je me voyais pas t'en parler..."   "Je sais à quel point tu as du mal à faire confiance, et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai rien dit, je ne voulais pas te casser en deux."


    Tu crois vraiment que t'es capable de me casser en deux ?

     

    "J'me vois de moins en moins être avec toi."


    Badabam. Deuxième (grande) claque dans la gueule, le lendemain de la première.
    Là encore, c'est bien fait pour moi. Ca m'apprendra à embrasser le premier venu dans une soirée un peu alcoolisée. Plusieurs fois. Pour te provoquer.


    Encore une discution, toujours avec *lui*.
    Cette claque, je m'y attendais. Depuis le début. Parce que je me suis toujours méfiée des grandes et belles phrases, qui promettent des trucs réalisables et faisables. Et puis, je m'y attendais encore plus depuis quelques temps, la situation pourissait sur place, grâce à lui et son comportement.
    Et si je ne l'avais pas provoqué, est-ce qu'il me l'aurait dit ? Et quand ?   "J'avais pas de calendrier précis en tête."



    Putain, t'accumules les points négatifs mon garçon.



    "J'ai été lâche."
    Putain, mais pourquoi, pourquoi t'as été lâche ? Tu me connais pourtant, tu me connais mieux que personne d'autre, j'me suis confiée à toi, je t'ai ouvert mon coeur et mon âme. Tu sais comment je réagis à ça ...



    "Je me pose aussi la question. Sûrement un peu peureux aussi sur le coup ..."


    Et là, faut vous rassurer : je ne suis pas violente. Je m'énerve facilement, mais ne suis pas violente.
    J'ai juste une certaine tendance à "zapper" les gens quand je me rends compte qu'ils ne m'apportent plus rien, qu'ils m'ont trahie, ou pire encore, qu'ils m'ont déçue.

     


    "C'est aussi pour ça que j'ai rien dit, je savais que tu allais me zapper. J'ai pas envie d'être zappé."


    Là, je suis vilaine, alors bouche tes oreilles et ferme tes yeux, lecteur lectrice : j'ai aimé quand il a dit ça. Parce que c'est moi la toute puissante maintenant. Parce que là, c'est moi qui décide. Qui décide d'être cruelle, comme d'habitude avec les personnes qui me déçoivent, comme *lui*, ou alors de changer, et d'être gentille, et de pardonner.


    Mais moi tu vois, je pardonne pas comme ça.
    Déja, je pardonne pas tout court. Tout reste gravé dans ma caboche, et je ressors le moindre travers quand la situation me le permet, histoire de bien enfoncer le clou. Oui je sais, je suis une fille cruelle et mesquine. On me l'a déjà dit ...


    Alors même si j'ai été clémente avec *lui* hier, je n'en ai pas été faible pour autant. Au contraire.


    Parce que tu vois, le bonhomme là, je lui ai même pas dit que je le zappais pas.
    Je lui ai juste dit que pour l'instant, j'avais pas pris de décision, et que c'était à lui de se démerder pour me prouver que je ferais une belle connerie en le zappant.



    Réponse ? Tu vas halluciner lecteur lectrice :



    "C'est un ultimatum ? Dépêches toi de me prouver que je
    ferais une belle connerie en te zappant, sinon ... ? Non ?"


    Hé, tu sais, si t'es pas content des conditions que je pose, c'est tout, ça en reste là et bye bye.



    "Je vais tout faire pour que ça n'arrive pas."

     

    Bon courage, parce que tu me connais (bon, lecteur, lectrice, tu me connais un peu moins, mais c'est pas grave.), je suis très rancunière, et très froide quand je veux. Tu vas galérer à "tout faire pour que ça n'arrive pas". Et moi, je vais en profiter pour m'amuser un peu, à te faire galérer justement.

     



    Parce que oui, tu m'as cassée en deux.
    Même si je préfère te dire que tu n'en avais pas les capacités ni la possibilité.
    Même si je préfère penser que tout ça, c'est uniquement de ma faute. Comme ça, je n'en veux qu'à moi, je m'endurcis et j'arrête une fois de plus de croire aux contes de fées.
    Parce qu'après tout, je n'aurais pas dû te croire. Ni t'écouter, ni me dire que tu étais différent, et que ça devait être différent avec toi. Donc, c'est ma faute. J'ai refait l'erreur de croire tes belles paroles.



    J'aurais pas dû.

     


    Mais tu n'aurais pas dû non plus dire certains trucs trop rapidement, et laisser la situation pourrir aussi longtemps.
    Si t'avais été un vrai mec, et que tu me connaissais vraiment si bien que ça, tu m'aurais tout dit, quand ça se passait. Ca aurait évité des semaines, des mois dans cet état pitoyable, et le soulagement fourni par cette claque que tu m'as donné hier.



    Parce que même si ça fait mal, maintenant, je sais à quoi m'en tenir. Et je sais qu'au fond, tu n'es qu'un mec comme les autres.
    C'est ça le plus important.

     



    Le reste n'est que secondaire ...

  • Joyeux Anniversaire, II

    Voilà.

     

    MA journée se termine. Elle a bien commencé, comme l'an dernier.

    L'an passé, Flow était venue me chercher, avec des potes à elle que je connaissais à peine, voire pas du tout, pour m'emmener boire une coupe après le fatidique coup de minuit. Cours le matin, barbuec' chez Flow le midi, avec ces mêmes potes, cadeaux, gâteaux, bref, la demoizelle m'avait gâtée.

     

    Cette année, l'emploi du temps fut tout à fait chaotique.

    Après maintes pérégrinations, nous nous sommes retrouvées chez Jess, hier soir. Toujours une amie de Flow, que j'ai rencontré y'a 5 jours, et qui s'est vraiment décarcassée, puisqu'en l'espace d'une demie heure, elle est allée acheter de quoi passer une bonne soirée, et a rameuté des copains à elle -que je ne connaissais pas non plus-.

     

    C'est comme ça qu'à 00h pile, elle a ramené de la cuisine des éclairs au chocolat pleins de bougies, et une multitude de petits cadeaux classés -sexe-.

    C'est comme ça que j'ai fêté mes 20 ans entourée de personnes ayant au minimum 27 ans, au maximum 39 ans. Que je connaissais à peine, voire pas du tout. Et je me suis amusée, j'ai pris du bon temps ...

    Je suis rentrée à 8h20 à la maison, après plus d'une heure de bus. Avec un sac plastique rempli de ballons. Oui, y'avait un clown qui était là, parmi les z'inconnus. Habillé normalement hein, sans nez rouge ni maquillage, mais il avait ramené ses ballons à gonfler, et il m'a fait plein de trucs (photos bientôt ?). Le Goofy dépassait du sac, bref, bien l'affiche dans le bus avec tous les lycées ...
    Et après, matinée à la fac. Avec les potes de classe.

    Les coups de fil, les cartes, les mails, les sms.

     

     

     

     

    Y'a finalement peu de gens qui m'ont oubliée.

    Y'en a même qui y ont pensé, alors que ça fait des mois que l'on ne se parle pas, que l'on ne se voit pas.

     

    Mais quand la seule personne qui a oublié, c'est celle que l'on aurait aimé entendre dire "Joyeux anniversaire", ou même seulement "Ca va ?", ça fait mal, très mal ...

  • Joyeux anniversaire

    Voilà.

    Au moment où tu liras ça, j'aurai 20 ans.

     

    20 ans.

    C'est tout con, mais au moment où j'écris cette note, ça me fait bizarre de me dire que je vais avoir 20 ans. (oui, il me reste encore 5 jours avant la date fatidique ...)

    20 ans, c'est le premier changement de dizaine significatif : quand j'ai eu 10 ans, je ne me suis pas posée de questions. Trop jeune. Trop naïve. Trop tout ce que tu veux.

     

    Mais là ... Putain ça fait bizarre.

    J'ai l'impression que maintenant, je vais être une adulte aux yeux des autres. Que je vais devoir arrêter de faire n'importe quoi, de dormir avec un nounours, de marcher pieds nus dans les rues, et que je vais devoir me calmer. Cesser d'être toujours en colère contre tout et tout le monde.

    J'ai 20 ans, ma vie commence, j'ai encore tout à prouver. Tout à choisir, tout à faire.

    Pourtant, on ne peut pas dire que je n'ai rien fait de ma vie "d'avant", mais je n'ai pas fait grand chose non plus.

     

    Ca fait 5 ans que j'ai la majorité sexuelle et le droit de coucher avec qui bon me semble.

    Ca fait 2 ans que j'ai la majorité, le droit de voter et la responsabilité de mes actes sur les épaules.

    Demain, ça fera 2 ans que j'ai le droit de conduire une voiture toute seule, et ça fait bientot 4 ans que je conduis.

    J'ai quitté la France il y a presque 2 ans, un peu après mes 18 ans, pour poursuivre mes études ailleurs.

    J'ai des amis, qui viennent d'un peu partout et qui sont un peu partout, avec toutefois un noyau "dur".  J'ai eu des amis, qui ne font plus partie de ma vie. J'ai eu des ennemis, et je pense que je les ai encore. Si ce n'est pas le cas, je ne me fais pas d'illusions, j'en aurai d'autres un jour.
    J'ai eu des petits amis. Plus ou moins sérieux. Bon, OK, rarement sérieux.

    J'ai eu un très gros chagrin d'amour, je ne suis même pas sûre qu'il soit guéri aujourd'hui. Est-ce que ces chagrins là se guérissent un jour ?

    J'ai été trahie, ou alors j'en ai eu l'impression, par des personnes qui m'étaient proches. D'autres m'ont oublié, sans raison.
    J'en ai oublié aussi, j'en ai zappé de ma vie.

    J'ai fait de la musique. Ca m'a amené à rencontrer pas mal de personnes, de tous horizons, qui ont compté plus ou moins pour moi. Mentors, profs, amoureux, amis, très bons amis, ennemis. Des gens insignifiants aussi parfois. Une nouvelle maman. Un papy de remplacement.
    Je fais encore de la musique, mais à un rythme beaucoup moins soutenu. En attendant de revenir définitivement peut-être en France, et de les retrouver, pour de bon.

    J'ai appris à vivre seule, à cuisiner seule, à faire le ménage seule. J'ai appris à être ma propore maîtresse, à décider par moi même, à faire mes propres choix. Bons ou mauvais, ils apportent toujours quelque chose.

    J'ai découvert les soirées entre amis, en petit comité, les soirées dans un bar, et les soirées dans les boîtes-lounge. J'ai eu des gueules de bois, certaines terribles, d'autres soutenables.

    J'ai voyagé. Allemagne, Italie, Angleterre, et de nombreuses villes de France m'ont vu passer, touriste d'une journée, ou habituée des lieux.

     

    Mais ce qu'il faut surtout retenir de ces 20 années de vie, c'est qu'elles m'ont forgé un sacré caractère, un tempérament de feu, et qu'elles m'ont fait rencontrer des tas de gens, j'en oublie certainement, qui m'ont accompagné et qui m'accompagnent encore aujourd'hui.

     

    J'ai perdu certaines illusions, mais j'en ai encore d'autres. J'ai encore de grands espoirs pour la suite de ma vie, des projets et des envies.

     

     

     

     

    "Vingt ans. Cet âge décourageant où l’on croit encore que tout est possible. Tant de probabilités et tant d’illusions. Tant de coups à prendre dans la figure aussi." (A.G)

     

     

     

     

    Et une petite phrase de Flo pour marquer le coup, encore une fois :

    "Vingt ans, c'est l'âge où l'on peut encore adopter un autre comportement quand on s'aperçoit qu'on s'est trompé... "

  • J'ai testé pour vous ... Le test psychologique.

    Eh oui, j'ai joué la cobaye.

    Bénévolement en plus, sans même avoir la possibilité de connaître les résultats du test.

    Tout ça pour aider quelques uns de mes camarades, étudiants en 3ème année de psycho.

    Ca a commencé par 5 pages de questions de logique, un peu comme dans les tests de QI, tu sais, quand on te dit de trouver la suite à cette série "A, B, C, ..." parmi les propositions suivantes : "Z, D, N, Q".
    Voilà pour l'exemple.

    La suite est plus intéressante : 5 pages de questions sur ta vie, tes habitudes, ton comportement.

    Je plains les étudiants qui vont plancher sur mon "cas" ...

    Non pas que j'ai répondu n'importe quoi, au contraire, j'ai été la plus honnête possible. Après tout, si j'étais à leur place, j'aimerais que les gens soient totalement sincères, afin de m'aider à avancer dans mes études.

    Mais quand j'ai vu les questions, ainsi que mes réponses, je me suis dit que j'avais sûrement du souci à me faire.

     

    "Préférez-vous les situations dangereuses, où règne l'imprévu, ou préférez-vous les situations calmes et habituelles ?"

    Sans hésitation aucune, la première.
    Je suis restée la maîtresse d'un homme marié pendant 2 ans, avec la présence continuelle de sa femme autour de nous.
    Je voyage, sur un coup de tête, vers des villes que je ne connais pas du tout, où je ne connais personne et sans personne à l'arrivée pour me guider.
    A 18 ans, je suis partie à l'étranger, seule, sans aucun contact dans le pays d'arrivée, sans aucune connaissance du pays. J'y suis encore, mais ça ne me dérangerait pas du tout de le refaire, ailleurs.

     

    "Avez-vous différents comportements que vous utilisez selon les situations ?"

    Ben ... La réponse me semble tellement évidente. La question ne me pose aucun problème, mais quelque chose me fait tout de même tiquer. Est-il "politiquement correct" d'avoir plusieurs comportements ?
    J'agis et me comporte différemment avec mes professeurs de musique et mes professeurs de fac.
    Je fais davantage attention à mon vocabulaire, ma façon de parler et de me comporter quand je sens que ma nature exubérante et délurée peut gêner les personnes en face.
    Je suis différente en France et au Lux. Je suis différente à Paris et en Picardie.

     

    "Arrivez-vous toujours à l'heure ?"

    Aïe. Question piège.
    Je suis constamment en retard, et pas parce que je suis une fille.
    Je me lève trop tard, parfois il me reste 15 minutes pour me préparer, mais je me dis que j'ai encore le temps de glander sous la couette pendant quelques minutes. Alors ... Je glande.
    Et après, c'est la panique pour attraper le bus. Ou alors, je ne trouve plus les clefs de voiture, de maison, je ne sais plus où j'ai rendez-vous.
    Et puis, raison la plus courante et "habituelle", je n'ai pas la notion du temps. Je n'ai pas de montre, j'ai rarement mes portables avec moi, et en plus, mon réveil a une heure différente de mon horloge, qui elle-même a une heure différente de mes portables.

    Inutile de préciser que mes deux portables ont chacun une heure différente, tu l'auras compris de toi même ...

  • Octave

    Dans le pays tout petit petit qui m'accueille pendant la durée de mes études, c'est la fête de l'Octave.

     

    Watt ? (C'est comme ça qu'ils disent ici, au lieu de "Gnééé ?" ou "Quoi ???" ou encore "Hein ??????")

     

    La fête de l'Octave mamzelle, madâme, môssieur.

    "Dernière semaine d'avril et première semaine de mai : "Octave" et "Märtchen"
    La tradition de l'"Octave à Notre Dame de Luxembourg", en l'honneur de la Vierge Marie, mère de Jésus et patronne du Luxembourg, est d'origine religieuse. La vénération à Notre-Dame de Luxembourg remonte au XVIIème siècle. Le duché de Luxembourg et le comté de Chiny élisaient, en 1666, la Consolatrice des Affligés comme patronne protectrice du pays.La première octave eut lieu en 1639, lorsque l'on transportait la statue de la Sainte Vierge de la chapelle du Glacis
     vers l'église jésuite (aujourd'hui la cathédrale Nôtre-Dame) pour la vénérer pendant huit jours.
    Jadis, les habitants des villages pratiquaient un pèlerinage vers Luxembourg-Ville et communiaient à jeun. Après la messe, ils traversaient la rue pour le "Märtchen" ("petit marché") à la Place Guillaume et ses stands de nourriture.
    Aujourd'hui, le "Märtchen" a quelque peu perdu sa vocation originale, mais continue à offrir des stands de nourriture (notamment le traditionnel poisson frit ou "gebakene Fesch"), de boissons, de musique et d'animation. L'Octave attire chaque année plus de cent mille pélerins. En 1921, l'Octave a été étenude à 15 jours.
    Le fait que les émigrés luxembourgeois aux Etats-Unis célèbrent toujours l'Octave montre l'importance que les Luxembourgeois attachent à cette tradition.
    " (source : http://www.gouvernement.lu/tout_savoir/tourisme/fetes_tradition.html )

    Bon, alors si t'as pas voulu, c'est une fête religieuse, en l'honneur de la Vierge Marie. Ca suffit pour comprendre à peu près le contexte.
    Donc, sur la place Knuedler, y'a un "märtchen". Un marché quoi. Enfin, un marché, c'est beaucoup dire.

    Y'a plein de stands qui vendent de la bouffe, en tout genre. Pâtes, pizzas, burritos, thüringen, etc.

    Y'a plein de stands qui vendent de la boisson. De la bière, du vin, etc.

    Y'a plein de stands qui vendent de tout et n'importe quoi. A savoir (liste non exhaustive) : chapelets, livres pour enfants, sacs indiens, vêtements d'enfants, bougies, etc.

    Y'a plein de touristes. Enormément. De tout le pays, d'Allemagne, etc. Et donc, y'a un défilé de bus assez incroyable, quasiment tous les jours.

     

    Et aujourd'hui, ma poêle à frire m'a proposé qu'on se rejoigne au Märtchen en fin d'aprem. (Bon, ma poêle à frire est une fausse poêle à frire, c'est ma pote Flo. L'histoire de ce surnom est très trèèès longue, elle fera peut être l'objet d'une prochaine note ... Qui sait ?).

    En attendant la fin de l'aprem, comme j'avais pas mal de boulot à faire, j'suis allée squatter à la Bibliothèque Nationale (abrégée en BNL).

     

    Et là ... Ce fut le drame.

     

    Bah oui, t'imagines bien que si je te raconte tout ça, c'est qu'il y a une raison, c'est pas uniquement pour te renseigner sur les curiosités touristiques du pays qui a bien voulu m'accueillir pour la durée de mes études (quoique, j'attends toujours ma régularisation, et le bout de papier qui prouve que je suis en règle ...).

    Figure toi qu'une dissert' sur une citation de George Sand, c'est pas vraiment simple comme bonjour, et que ça nécessite tout un attirail pour réussir à bosser dessus : une table pour soi tout seul, afin de poser et d'étaler les 17 livres dont on a besoin (véridique !), des feuilles, des stylos, de l'ananas pour tenir le coup (j'adooooore l'ananas !) et du silence.

    La BNL semblait donc l'endroit idéal.

    Mais déja, tu te doutes de ce qui a foiré, à cause de ce joli verbe "semblait".

    Hé oui, pendant la période de l'Octave, les cloches de la cathédrale sonnent toutes les demi-heures environ. Pendant 5 à 10 minutes à chaque fois. En tout cas, c'est ce qu'il m'a semblé.

     

    Parce que figure toi que ces cons, ils ont mis la BNL dans des bâtiments anciennement jésuites, qui se trouvent ...

     

     

     

     

     

     Oh allez, un peu de suspense quoi ...

     

     

     

     

     

     

    Juste à côté de la cathédrale.

    Même qu'il y a un mur commun entre eux deux.

     

     

    T'imagines comment j'étais trop concentrée sur Sand, et tu te doutes de comment j'ai trop avancé sur ma dissert' : j'ai rien foutu, à part mon plan, en l'espace de 4h, je m'épatate moi même.

     

    Vivement la fin de l'Octave.

  • Il pleut il pleut bergère

    Il faisait tout beau ce matin, c'était le grand bonheur en dedans de ma petite caboche :

     "Youpi, je peux mettre mes ballerines sans craindre d'avoir les pieds trempés, pas comme hier !"

    (Ah oui, parce qu'il faut expliquer qu'hier, j'étais trop euuuh à la bourre pour chercher des chaussettes, mettre mes converses, lacer les converses. Alors du coup, j'ai mis mes ballerines à l'arrache, et pouf je suis partie vers mon destin la fac. Sauf qu'il s'est mis à pleuvoir, toute la journée, que ce cher Davide m'a emmené manger loin, puis on a fait tout le trajet inverse pour aller à la papeterie, puis en plein centre ville, là où il y a plein de pavés glissants et tout. Tout ça à pieds. Evidemment. Donc, j'avais les pieds plus que trempés, les orteils glacés, voilà j'vais être malade.)

    Donc, j'étais toute heureuse à la vue de ce grand soleil. J'ai attendu jusqu'à la dernière minute avant de partir pour voir si le temps ne se dégradait pas.

    Pas un nuage. Donc, ballerines.

     

    Mais je suis maudiiiiiiiite des ballerines, ça peut pas être possible autrement !

    Il s'est remis à pleuvoir pendant TOUTE la journée, une fois de plus ... Et là, c'était de la vraie pluie, des grosses gouttes toutes mouillées, alors qu'hier, c'était de la pluie fine, qu'on s'en fout complètement si on se la prend dans la gueule.

    Bref, mon arrêt de bus était bourré à craquer, et par des gens qui avaient des capuches et des parapluies.
    Moi, je déteste les parapluies, je ne possède aucun parapluie, et ça me convient tout à fait. La pluie ne me dérange pas plus que ça. En plus, j'ai pas de capuche non plus.

    Je me suis donc postée à côté de l'abribus, en attendant mon bus. En me faisant tremper, en n'osant pas poser mes sacs de courses par terre, et avec mes ballerines dans les flaques.

    Et c'est à ce moment là que j'me suis rendue compte que finalement, les gestes gentils et totalement désintéressés existaient encore.

     

    Une jeune femme, de quelques années mon aînée, est venue à côté de moi avec son parapluie, et me l'a mis au dessus de la tête.

    Alors que je n'avais rien demandé, rien laissé voir, puisque la pluie, j'aime bien.

     

    Merci encore, madame.

     

    Ca et Frank (un de mes profs') qui voulait me ramener chez moi après la porte ouverte samedi après midi, les gens sont adorables ou c'est moi qui tombe sur les bons ?

  • Moi, moi, moi

    Je déteste que les tranches de mes bouquins soient cassées.

    Je n'écris jamais dans mes livres, de classe ou de loisir, ni au feutre, ni au crayon de bois, ni au stabilo. Si je dois vraiment le faire, j'achète le livre en double. (véridique : j'avais 2 fois Candide l'année de 1re)

    J'aime la vodka. Et le whisky. Et divers autres alcools. (Mais ça, ce n'est un secret pour personne ...)

    Je passe une partie de ma vie dans les trains. Plus précisément, je passe régulièrement la moitié de mes weeks end dans les trains et les gares.

    J'adore les soirées organisées par l'harmonie et par les pompiers. Là encore, ce n'est pas un secret ...

    Je ne sais pas marcher avec des talons (Olivier confirmera ...)

    Je dors avec des doudous ...

    J'écris de plusieurs façons, selon l'humeur, le jour, l'occasion, l'envie.

    Je n'aime pas mon prénom.

    J'aime le vert.

    J'aime perdre mon temps dans des musées.

    Je passe 6 mois de l'année en tongs, et les 6 autres mois en Converses.

    J'ai donné des cours de catéchisme (et ouais ... et pour ma plus grande fierté, j'ai été la meilleure prof que ces gamins ont eu, de leur propre aveu ... on se demande bien pourquoi ^^)

    Je déteste rater des cours et devoir reprendre les notes de quelqu'un d'autre.

    Chez moi, mes trombones sont triés par couleur, mes CD par genre et par ordre alphabétique (no comment)

    J'aime l'impressionnisme, les couleurs pastels. J'aime pas les sculptures.

    J'aime pas vraiment les enfants, je trouve ça chiant.

    Je rêve d'avoir une tortue, une vraie, vivante, pour moi toute seule.

    J'aime partir sans prévenir. Les plans tout faits, les journées réglées à la minute près, c'est pas mon truc.

    Je suis ultra nulle en informatique. Et en "nouvelles technologies" aussi.

    J'écris presque tout sur mes mains. Surtout mon emploi du temps, les changements de salle, changements d'horaires, ou les choses importantes à ne pas oublier.

    Parfois, je passe plusieurs semaines sans me coiffer. (Càd sans passer un seul coup de brosse dans mes cheveux. Amies glamour, bienvenue ^^)

    Je mets des tongs quand il pleut.

    Je suis la victime (malheureuse) de migraines vilaines.

    Je suis beaucoup trop indépendante parfois, beaucoup trop libre. (Mais peut-on l'être trop ?)

     

    J'aime pas m'attacher aux gens, j'ai trop peur de souffrir par la suite ...

     

    Mais j'essaie de vivre ma vie, du mieux possible, avec toujours un petit grain de folie, de je ne sais quoi qui rend les choses différentes, et beaucoup plus intéressantes.
    (Je cherche toujours le truc qui puisse rendre le cours de latin beaucoup plus intéressant, HELP !!!)

  • Note décousue

    Tu me connais bien pas tant que ça finalement, mais tu te doutes bien que je ne peux pas être une méchante fille, c'est pas possible ! Je suis aussi sympa qu'une glace en plein été, qu'un lit douillet après une nuit blanche, qu'un verre de vodka après une dure dure dure journée.

    Aussi, tu te doutes bien que quand mon pote Davide m'a envoyé un texto pendant son cours de latin, alors que j'étais tranquillement en train de sécher rentrer chez moi, texto qui disait "AIDE MOI", en lettres majuscules, je me suis efforcée de l'aider du mieux que j'ai pu, par texto.

     

    Ce qui a donné, approximativement, le texto qui suit : "Il était une fois une forêt enchantée. Dans cette forêt enchantée se trouvait un oiseau rose. L'oiseau rose aimait beaucoup chanter et se baigner."

    J'attendais une réponse pour continuer mon histoire dans un autre texto, mais apparemment ça lui a suffi.

     

    A moins qu'il ne se soit pendu avant de l'avoir reçu ?

     

    ***

     

    Portes ouvertes aujourd'hui à l'Université.
    Ce fut passionnant, et très enrichissant pour moi. La preuve ?

    J'ai tenu le stand pendant toute l'aprem, et 4 personnes sont venues me voir.

    Une personne m'a demandé comment ça se passait pour être assistante sociale.
    Une autre m'a demandé quelles études suivre pour travailler dans l'urbanisme.
    Une autre a posé des questions sur les études de commerce.

     

    Précisons que je suis étudiante en Lettres Françaises, l'équivalent des Lettres Modernes en France, et que le stand que je tenais, c'était bel et bien celui de ma filière, laquelle filière était inscrite en GRAND sur un panneau juste derrière moi, ainsi que partout sur le stand ...

    Je sais pas ce que je dois en conclure.

  • Concert, J + 7

    Une semaine déja.

    Une semaine que les projecteurs se sont éteints, que les partitions ont été tournées, que la baguette de Nico s'est posée.
    Une semaine que j'ai vu mes petits devenir grands, gravir une marche dans la hiérarchie musicale.
    Une semaine que ce trop plein d'émotions reste logé en moi.

    Le 5 Avril. Traditionnel concert de printemps, avec tout ce que ça implique.
    4 Avril, arrivée à la gare à 20h30, bonjour maman, je suis pressée. Le temps de faire la route, à 21h, je suis à la salle. Ca fait déja 1h qu'ils ont démarré. Qu'ils répétent. Et c'était loin d'être fini ...

    23h, Maxime nous invite à continuer la soirée chez lui, avec une fondue au chocolat. Promenades dans les rues vides, la route du retour, et puis la maison, enfin. Il est 2h30. Ca fait exactement 17h30 que je n'ai pas posé mon sac, que je n'ai pas pu me "laisser aller". 17h30 que je change d'endroit comme d'autres changent d'avis. Que je change d'entourage.

    Et cette fatigue, toujours présente ...

    Et l'autre fatigue qui s'annonce, qui a dit qu'un concert était de tout repos ? Pas moi.

    Réveil tard samedi matin, ou plutôt samedi midi.
    Repas avec mes parents, ma soeur. 2h plus tard, je suis repartie sur les routes. Etudes oblige, me voilà à la librairie, pour réceptionner une commande.
    Quand je rentre, la maison est vide.

    Il me reste 10 minutes avant l'heure de rendez-vous, à la salle.

    Evidemment, j'arrive en retard, comme d'habitude, comme toujours, comme partout.

    Préparer la salle, descendre le matos, compter les chaises, compter les présents, prévoir les retardataires, préparer ses affaires, à sa place.

    Répéter.
    Rapidement, histoire de ne pas se foutre dedans pour le concert.
    "Mauvaise répét, bon concert. Excellente répét, mauvais concert."

    Plus qu'un dicton, une réalité.
    Surtout ce soir là, où pour la première fois, en répét, on a joué impeccablement un morceau que l'on a pas eu le temps de travailler assez, que ce soient les musiciens, ou le chef. Morceau qu'on a foiré le soir du concert, même plus que foiré ...
    C'est dans ces moments là, quand on est perdu dans sa partition, tout comme sa voisine, qu'on se rend compte de l'importance du chef. De son rôle, de tout ce qu'il exige.

    Et puis, ce moment d'émotion.
    Qui ne nous rajeunit pas, qui nous prend aux tripes et qui nous ferait presque verser une larme, comme Mél l'a fait remarquer.
    Thomas et Maxime, 17 ans à peine, prennent la baguette à leur tour, après des mois de cours de direction. Ils ont entamé ce long parcours qui les fera devenir de bons chefs. Même d'excellents chefs, à voir comment ils se débrouillent après seulement quelques mois.
    Ces petits, qui sont beaucoup plus grands que toi, mais que tu connais depuis qu'ils sont hauts comme trois pommes, ou presque. Que tu vois grandir, jour après jour. Que tu aimes comme des petits frères, parce qu'au fond, la musique, c'est quoi, à part une grande famille ?

    Et pourquoi tu crois qu'après un concert, on est incapables de parler avec le "commun des mortels" ? Y'a tant de trucs qui se passent en toi, t'as encore toutes les notes en tête, les morceaux foirés, les réussis, les surprises, tu vois encore le regard de Nico à un moment du morceau, où ce que tu joues est super important.
    T'as encore cette complicité tacite avec ceux qui jouaient à côté de toi, derrière toi.
    T'as ce truc. Y'a pas d'autre mot, c'est un truc.
    Que seuls les initiés peuvent comprendre.
    Tu trouves rien à dire à ce "commun des mortels" après un concert. Tu décompresses, tu te libères.
    Tu respires librement, tu arrêtes de te concentrer.


    Faire un concert comme celui que l'on a fait, c'est jouer une douzaine de morceaux. De tous genres : classique, jazz, contemporain, variété. Vraiment tous les genres.
    T'imagines la concentration qu'il faut, à chaque fois ? Pour jouer un morceau tel que le chef le veut, il faut être super concentré, il faut être dedans, à fond.

    Fais cette opération 12 fois, en évitant les couacs au maximum. C'est fatiguant. Mentalement.





    A 4h, tu rentres chez toi. Loin d'être fatiguée, encore emportée dans ce tourbillon de sensations. A 5h, tu t'endors.
    Le lendemain midi, tu remanges avec tes parents et ta soeur.


    Et c'est déja l'heure de prendre le train, de rentrer au Lux.


    BILAN : J'ai à peine vu mes parents, ma soeur. J'ai passé mon we quasi entier avec mes musicos. J'ai revu des gens, perdus de vus, éloignés, que j'avais pas oublié. J'ai pris mon pied.


    Le passé revient, au galop.

    Et c'est dingue comme c'est agréable ...

  • la figue part en voyage (ou presque ...)

    Y'a des jours comme ça ...

    Tu me crois si tu veux, mais j'ai découvert tout récemment que mon amie la SNCF faisait une liaison "Luxembourg-Nice" tous les soirs, ainsi que le retour "Nice-Metz". Me demande pas pourquoi ces fainéants s'arrêtent à Metz pour le retour, et qu'ils vont pas jusqu'à Luxembourg, c'est un mystère que j'ai pas encore éclairci.

    Toujours est-il qu'une idée commençait à trotter dans ma tête alors que la baisse de moral s'installait : je vais passer ma journée de libre à Nice. Oui oui, comme ça.
    Mercredi après-midi, je prépare mon sac avec le minimum : brosse à dents, livres, CB. Et ma bouteille d'Evian. Et surtout, soyons optimistes, des lunettes de soleil et mon appareil photo. Je prends le bus, direction la gare.

    Tu connais ce fabuleux sentiment de liberté ? Tu pars comme ça, à l'aventure, avec Indiana Jones dans tes poches, le guide du Routard dans ton sac, sans prévenir personne, et tu rentres le surlendemain. Tu vas dans une région de la France que tu ne connais pas du tout, où tu ne connais personne, où les gens ont un accent terrible alors que toi, le seul accent que t'as, c'est l'accent de ch'Nord. Et encore, seulement quand tu es là bas, sinon tu côses normalement. T'es bien élevée quô.

    Bref, quand tout ça te prend aux tripes, t'as l'impression que même si la Terre elle se met toute entière à vouloir te pourrir ton truc, bah elle y arrivera pas. Qui c'est la mieux ? C'est la figue, évidemment !

     

    Ben pas tant que ça en fait ...

     

    Après 15 bonnes minutes passées au guichet de la SNCF version luxembourgeoise (qui s'appelle en fait la CFL), ben t'apprends que la madame, elle sait pas combien tu dois payer pour partir à Nice, parce que vu que t'as tout plein de cartes SNCF (ô toi qui me lis, si ton papa, ta maman, ton poisson rouge ou toi même travaille à la SNCF -version française- tu me comprends !) ben elle sait pas comment faire.

    Alors là, tu dis "fuck la Terre". T'es pas obligée de foutre en l'air ma journée découverte d'une autre culture, tout ça parce que toi tu peux pas faire pareil d'abord !

     

    Pour la peine, le mercredi soir, au lieu de faire 12h34 de train corail-lunéa (où que tu peux faire un rô dodo dedans et pouf ! tu te réveilles à Nice, ou à Marseille, ou à Toulon !!!) et bah j'ai fait soirée chips-dvd.
    Et puis aujourd'hui, au lieu de me perdre dans les rues d'une ville du Sud, au soleil, j'ai squatté la B.U, à la recherche d'éléments me permettant de disserter sur une citation de George Sand.
    Et ce soir, au lieu de prendre le train de corail lunéa qui ne va pas jusqu'à Luxembourg (mais seulement jusqu'à Metz, suis un peu !) bah j'ai fait une lessive.

    Faut avouer que sur ce coup là, la sensation de liberté absolue n'a pas demandé son reste, et est vite partie voir ailleurs si j'y étais (ce qui est totalement idiot, puisque j'ai pas pu prendre le train !)

    La vie d'une figue, c'est passionnant n'est-ce pas ?