08.05.2008

Le ciel est bleu ...

Oui, le ciel est bleu. Totalement bleu.

Quasiment comme ma jambe.

Oui, comme tu l'as lu (ou pas) sur le blog-it express, j'suis pleine de bleus. Genre, avec ma peau de rouquine qui habite dans un pays froid où il a neigé encore y'a un mois (comprendre : peau d'aspirine), je commence à sortir mes gambettes parce qu'il fait super beau, super chaud, et j'me rends compte que j'ai plein de trucs bleus, verts et violets sur les dites gambettes.

Bon, l'énooooorme machin gonflé et violet sur le mollet droit, je sais d'où il vient.

Comme tu le sais, je suis une grande voyageuse. Enfin, une grande utilisatrice du TGV-Est, puisque c'est lui qui m'emmène sur Paris, qui me ramène chez moi, qui me relie au monde et me fait me sentir vivante. Hé bien, à chaque fois, mais vraiment à chaque fois que je le prends, j'me cogne.

Et toujours au même endroit hein, faut pas changer une équipe qui gagne.

Et puis ce serait pas aussi ridicule si j'me cognais à différents endroits du train, comment je ferais moi pour m'y retrouver ??

Sous le siège, il y a une sorte de manette pour avancer ou reculer ton siège.

 

C'est cette sal*perie que je me prends tout le temps dans la jambe. Et quand c'est pas elle, j'me prends l'accoudoir en m'asseyant.

Ouais.

 

 

Me demande pas comment j'fais, tout c'que j'sais, c'est que j'y arrive.

J'suis trop forte hein ?

Et puisque le ridicule ne tue pas, je vais te donner une info en or massif qui brille tout plein : ce put*in de TGV, je l'utilise depuis 20 mois. Et je fais en moyenne 3 allers retours par mois (c'est variable), alors imagine le nombre de bleus que j'ai eu depuis ce temps là ...

 

 

Et puis y'a les autres aussi.

Ceux que je sais pas de comment ils sont arrivés là. (dans cette sublime phrase se révèle mon statut d'étudiante de lettres, tu trouves pas ?)

J'ai des bleus, mais aucun souvenir de m'être cognée, battue, tombée, pincée, frappée, etc.

 

Tiens, j'suis de bonne humeur aujourd'hui (na, c'pas vrai, je dois passer toute ma journée à la bibli pour bosser et ignorer les 30° de dehors, alors imagines l'état du moral ...), je te donne une photo.

 

1353823747.jpg

 

Alors bon, là tu vois bien que la photo, c'est mon bras, et qu'elle date de septembre dernier.

Mais est-ce que tu vois aussi le bleu là, vers le milieu du bras ?

Tu veux son histoire ? J'te jure, c'est à mourir de rire. Mais juste rire hein, pas se moquer ?

Les escaliers de la fac, sur mon ancien campus, ils sont en marbre. Et j'ai fait ma fille, j'ai mis des ballerines et un joli pantalon pour aller voir un prof, au 3eme étage.

Sauf qu'en redescendant, avec les ballerines, j'ai glissé.

 

Et j'suis tombée.

J'te raconte pas le mal que j'ai eu les jours d'après.

 

Tu t'es déja cogné le derrière dans des escaliers en marbre ? Moi j'ai testé. Et je déconseille vivement.

Parce que non seulement tu te tapes une put*in de douleur au coccyx pendant plusieurs jours/semaines à chaque fois que tu t'asseois ou que tu fais des mouvements brusques, mais en plus, EN PLUS, comme tu cherches à te rattraper pour ne pas te vautrer royal (bah quoi c'est vrai, y'a des profs qui traînent ici, et puis quelques elèves parfois ... Le ridicule ne tue pas, OK, mais faut pas pousser ...) ben tu te cognes l'avant bras dans l'escalier.

Oui oui.

 

Et ça donne un bleu.

Pendant presque 3 semaines (j'te juuuuuuure !!!).

 

04.05.2008

Blabla (presque) inutile

Vendredi, comme je l'avais annoncé dans une note programmée, j'ai passé la journée à Paris. Avec un pote de moi, pour fêter mon anniversaire rien que lui et moi (et quelques bières). On a traversé Paris en scooter, avec l'intention de partir à Sceaux.

Bref, je te passe les détails, mais à peine 40 minutes après mon arrivée, j'ai perdu mon portefeuille sur la route. Avec billets de trains, CBs, papiers d'identité, argent, et tout le toutim. Ouais, y'a vraiment qu'à MOI que ça arrive. Et, tiens toi bien, je te rappelle que nous sommes en PLEIN PARIS, que le portefeuille n'était pas sur la route, et qu'au bout de 30 minutes de recherche acharnée, nous sommes allés faire une déclaration de perte au commissariat le plus proche. Je te rappelle aussi que j'ai fait faire un duplicata de mon permis de conduire y'a un mois, parce que je l'avais perdu.

Tu t'imagines bien la scène dans ta tête ?

J'ai 20 ans, et tous mes papiers sont au moins des doubles, voire des triples, même ma carte bancaire ...

 

Et ben, même à Paris, alors que mon pote était complètement désespéré par cette perte, j'suis resée stoïque, zen, détendue, blagueuse.
J'avais plus de billets pour le soir ? Pas grave, j'étais passée au guichet le matin, ils allaient se souvenir de moi. (J'suis une fille utopique.) J'avais pas d'argent sur moi ? Et alors ? Pas de pièce d'identité ? de toute façon, je les ai rarement avec moi. Mais ... Ca veut dire que je suis plus personne ? Si le pote disparaît et me laisse, personne ne me connaît, n'a de preuve de mon existence. J'ai même pas le numéro de téléphone de mes parents dans mes portables. Ouaaaaaaah si j'meurs à Paris avec mon pote, personne le saura, puisque lui non plus n'avait pas ses papiers d'identité, et n'avait pas son portable.

T'imagines ???????

enfin bon, tout ce délire n'a duré qu'une heure, maximum.

Parce qu'au commissariat, quand je remplissais la déclaration de perte, y'a une madame qui est venue ramener mon portefeuille, qu'elle avait vu tomber et qu'elle avait ramassé. Mais comme elle était en plein déménagement, elle a pas attendu de voir si on revenait pour le chercher, elle a continué son déménagement et est allée au commissariat après.

Et même que mes 78€ étaient encore dans mon portefeuille, tout comme mes CBs, mes billets de trains, et tout le reste.

Ouais ouais, même si on était à Paris et que mon pote était tout pessimiste "Tu le retrouveras jamais, et puis si tu le retrouves, t'auras plus rien dedans ... Et toi tu prends ça comme ça, t'es toute calme, tu t'en fous, mais comment tu fais ? Même moi j'suis trop stressé pour toi ..." 

Et après tout ça, on a tellement glandé dans le parc de Sceaux qu'on a failli arriver en retard à la gare pour mon train de retour. Encore une demie heure de stress et de panique, pour savoir si j'allais pouvoir prendre mon train, et être rentrée pour ma fête, celle que j'avais organisée avec mes potes de classe pour mon anniversaire ... (oui, pour l'instant j'ai fêté mon anniversaire QUATRE FOIS, et rien ne dit que c'est fini ...)

Finalement, j'suis arrivée juste à temps (ça s'est joué à quelques minutes près ...), j'étais là pour ma propre fête, pour la préparer, pour la vivre, et j'me suis couchée à 5h.

 

***** 

 

Hier samedi, j'me suis dit que je devenais bigrement vieille.

Je me suis dit ça quand j'ai entendu une de mes amies de classe dire "Oui je le veux" à son (désormais) cher et tendre, à l'église.

Jusqu'à présent, je ne suis allée qu'à des mariages dans ma famille de moi. Ou des musiciens que je connais, et où on jouait des trucs pour rendre tout ça super joli, et ça fait une sorte de "geste" pour notre pote musico, qu'est vachement ému aux larmes tout ça et puis nous aussi, parce que bigre alors, c'est un des nôtres qui se marie.

Mais là, c'est une jeune fille que JE connais, qui est dans ma classe. Une amie. 25 ans tous les deux, ensemble depuis 2 ou 3 ans, un petit mélange luxembourgeois-japonaise. Avec la famille japonaise qui a fait le déplacement, avec des tenues hallucinantes alors que moi j'étais perchée sur mes talons tant bien que mal, tout en récupérant de ma gueule de bois la fatigue dûe à la soirée de la veille. Déja qu'à jeun que reposée j'ai du mal à tenir dessus, j'te laisse imaginer le résultat ...

Enfin bref, beaucoup d'émotion quand je l'ai vue marcher vers l'autel au bras de son papa, tandis que son chéri suivait au bras de sa maman.
Du traditionnel, certes, mais vachement émouvant tout plein.

Même que du coup, comme la famille de la mariée ne parlait ni français ni luxembourgeois, et que la famille du marié ne parlait pas japonais, la cérémonie a été faite en français ET en japonais.

Les voeux ont été échangés dans les deux langues, pass que les tourteraux eux ils causent les deux langues.

Et puis donc, quand je l'ai entendu jurer fidélité et amour éternel devant le prêtre, je me suis rappelé cette phrase que Davide m'avait dite, le jour de mes 20 ans : "Ca y est, t'entres enfin dans la vraie vie, bienvenue dans le monde !!!"

Et oui, je te promets que j'y ai pensé, et que je me suis dit qu'il avait bien raison.

J'ai 20 ans, et certaines de mes amies se marient. Et je suis invitée à leur mariage, pas pour faire de la musique ou parce que je fais partie de la famille, non, juste par amitié.

Ca, c'est nouveau. Et déstabilisant.

 

J'deviens vieille.

Adulte, responsable, indépendante.

 

 *****

 

Sinon, il fait super beau aujourd'hui.

Comme hier et avant-hier.

Tu crois quoi, que c'est le printemps (que dis-je, l'été !) qui arrive, ou alors c'est juste une accalmie, et dans quelques jours il faudra ressortir l'écharpe, les gants, les après skis et les pneus neige ?

 (C'est un sondage, oui oui, t'es OBLIGE(E) de répondre, sinon j't'aime plus.)

Et j'suis sérieuse, attention hein ...

02.05.2008

Ces choses qui n'arrivent qu'à moi, systématiquement ...

Y'a de ces trucs parfois, quand on te les raconte, t'as l'impression que ce sont des "fake" (ouais, la figue se met au langage geek international quoique je suis pas sûre que ce soit uniquement employé par les geeks).

Alors tu vois, mercredi après midi, après les cours fantastiques dispensés à la fac, je suis allée me réfugier à la Bibliothèque Nationale.

Histoire de faire ma "streber" (quand j'vous dis qu'on fait dans l'international ici ! si si, le luxemborgeois est une langue !!!) et accessoirement, mais vraiment accessoirement hein, de progresser sur ma dissert' de merde.
J'te passe les détails (j'suis sympa non ? QUI a dit non ?????) mais toujours est-il que j'ai trouvé des trucs intéressants dans une encyclopédie.

Me voilà donc partie faire des photocopies à l'accueil de la BN.

 

Devine un peu QUI est arrivé pendant ce temps là et m'a tenu le crachoir pendant 10 bonnes minutes ???

 

Allez ...

 

Frank !!!

Te souviens-tu de Frank ?
Je t'en parlais déja ici.

Bon ok, c'était très succinct. Un jour, je te ferais tout un article sur Frank, et tu comprendras pourquoi il compte autant pour moi.

Mais Frank m'a parlé, encore et encore, alors que je l'avais eu en cours ce matin là ... Je ne me plains pas, il m'a tendu quelques perches pour ma dissert' ... J'le kiffe (L)

 

 

Et puis jeudi, 1er mai, férié. Normal tu m'diras.

J'suis allée chez une amie qui habite à 10 minutes à pied de chez moi. J'avais une enveloppe avec une carte de félicitations à lui remettre : une de nos camarades de classe se marie ce samedi, et donc il faut qu'elle fasse signer la carte par toute la classe. Bref, je digresse (mais pas tant que ça, tu vas voir ...)

Il faisait super beau en début d'aprèm, après la pluie de ce jeudi matin. Le soleil me faisait de l'oeil, j'ai carrément hésité à y aller en tongs (10 minutes à pied, c'est rien du tout ...).

Va savoir pourquoi je me suis ravisée avant de franchir ma porte ... Une intuition ptet ?

A mi parcours, j'me suis pris une de ces saucées ...

J'ai bien cru que mon brushing la carte n'y survivrait pas ... (j'te rassure, même si je sortais de la douche, j'avais pas fait de brushing, comme d'habitude, donc mes cheveux avaient la même allure brouillonne et sauvage que les autres jours ...)

 

Rassure toi, elle y a survécu, et même très bien.

Vive moi !

 

 

(P.S : Au moment où cette note apparaîtra, je serai sur Paris, pour glander et me promener, alors prie pour moi, pour que le soleil soit au rendez-vous ... MERCI !!!)

29.04.2008

C'est bien fait pour moi.

"Je sais qu'il s'est fait une fille, y'a un mois environ, mais c'est pas allé très loin."

Première claque dans la gueule. Merci à l'amie qui m'a dit ça.
Mais c'est bien fait pour moi. Ca m'apprendra ce qu'ont dû ressentir les femmes ou copines des mecs casés avec qui je suis sortie, plus ou moins sérieusement.

S'en suit une longue discution avec *lui*, ce soir là. Pour avoir quelques explications. Non pas en tant que fille jalouse, mais en tant que fille trahie par quelqu'un en qui elle avait totalement confiance.
Le blabla habituel, que je n'avais jamais entendu, mais que je connais par coeur ... "Je voulais te préserver, c'est pour ça que je ne t'en ai pas parlé."   "Je me voyais pas t'en parler..."   "Je sais à quel point tu as du mal à faire confiance, et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai rien dit, je ne voulais pas te casser en deux."

Tu crois vraiment que t'es capable de me casser en deux ?

 

"J'me vois de moins en moins être avec toi."

Badabam. Deuxième (grande) claque dans la gueule, le lendemain de la première.
Là encore, c'est bien fait pour moi. Ca m'apprendra à embrasser le premier venu dans une soirée un peu alcoolisée. Plusieurs fois. Pour te provoquer.

Encore une discution, toujours avec *lui*.
Cette claque, je m'y attendais. Depuis le début. Parce que je me suis toujours méfiée des grandes et belles phrases, qui promettent des trucs réalisables et faisables. Et puis, je m'y attendais encore plus depuis quelques temps, la situation pourissait sur place, grâce à lui et son comportement.
Et si je ne l'avais pas provoqué, est-ce qu'il me l'aurait dit ? Et quand ?   "J'avais pas de calendrier précis en tête."

Putain, t'accumules les points négatifs mon garçon.

"J'ai été lâche."  Putain, mais pourquoi, pourquoi t'as été lâche ? Tu me connais pourtant, tu me connais mieux que personne d'autre, j'me suis confiée à toi, je t'ai ouvert mon coeur et mon âme. Tu sais comment je réagis à ça ...     "Je me pose aussi la question. Sûrement un peu peureux aussi sur le coup ..."

Et là, faut vous rassurer : je ne suis pas violente. Je m'énerve facilement, mais ne suis pas violente.
J'ai juste une certaine tendance à "zapper" les gens quand je me rends compte qu'ils ne m'apportent plus rien, qu'ils m'ont trahie, ou pire encore, qu'ils m'ont déçue.

"C'est aussi pour ça que j'ai rien dit, je savais que tu allais me zapper. J'ai pas envie d'être zappé."

Là, je suis vilaine, alors bouche tes oreilles et ferme tes yeux, lecteur lectrice : j'ai aimé quand il a dit ça. Parce que c'est moi la toute puissante maintenant. Parce que là, c'est moi qui décide. Qui décide d'être cruelle, comme d'habitude avec les personnes qui me déçoivent, comme *lui*, ou alors de changer, et d'être gentille, et de pardonner.

Mais moi tu vois, je pardonne pas comme ça.
Déja, je pardonne pas tout court. Tout reste gravé dans ma caboche, et je ressors le moindre travers quand la situation me le permet, histoire de bien enfoncer le clou. Oui je sais, je suis une fille cruelle et mesquine. On me l'a déjà dit ...

Alors même si j'ai été clémente avec *lui* hier, je n'en ai pas été faible pour autant. Au contraire.

Parce que tu vois, le bonhomme là, je lui ai même pas dit que je le zappais pas.
Je lui ai juste dit que pour l'instant, j'avais pas pris de décision, et que c'était à lui de se démerder pour me prouver que je ferais une belle connerie en le zappant.

Réponse ? Tu vas halluciner lecteur lectrice :

"C'est un ultimatum ? Dépêches toi de me prouver que je ferais une belle connerie en te zappant, sinon ... ? Non ?"

Hé, tu sais, si t'es pas content des conditions que je pose, c'est tout, ça en reste là et bye bye.

"Je vais tout faire pour que ça n'arrive pas."

 

Bon courage, parce que tu me connais (bon, lecteur, lectrice, tu me connais un peu moins, mais c'est pas grave.), je suis très rancunière, et très froide quand je veux. Tu vas galérer à "tout faire pour que ça n'arrive pas". Et moi, je vais en profiter pour m'amuser un peu, à te faire galérer justement.

 

Parce que oui, tu m'as cassée en deux.
Même si je préfère te dire que tu n'en avais pas les capacités ni la possibilité.
Même si je préfère penser que tout ça, c'est uniquement de ma faute. Comme ça, je n'en veux qu'à moi, je m'endurcis et j'arrête une fois de plus de croire aux contes de fées.
Parce qu'après tout, je n'aurais pas dû te croire. Ni t'écouter, ni me dire que tu étais différent, et que ça devait être différent avec toi. Donc, c'est ma faute. J'ai refait l'erreur de croire tes belles paroles.

J'aurais pas dû.

 

Mais tu n'aurais pas dû non plus dire certains trucs trop rapidement, et laisser la situation pourrir aussi longtemps.
Si t'avais été un vrai mec, et que tu me connaissais vraiment si bien que ça, tu m'aurais tout dit, quand ça se passait. Ca aurait évité des semaines, des mois dans cet état pitoyable, et le soulagement fourni par cette claque que tu m'as donné hier.

Parce que même si ça fait mal, maintenant, je sais à quoi m'en tenir. Et je sais qu'au fond, tu n'es qu'un mec comme les autres.
C'est ça le plus important.

Le reste n'est que secondaire ...

24.04.2008

Joyeux Anniversaire, II

Voilà.

 

MA journée se termine. Elle a bien commencé, comme l'an dernier.

L'an passé, Flow était venue me chercher, avec des potes à elle que je connaissais à peine, voire pas du tout, pour m'emmener boire une coupe après le fatidique coup de minuit. Cours le matin, barbuec' chez Flow le midi, avec ces mêmes potes, cadeaux, gâteaux, bref, la demoizelle m'avait gâtée.

 

Cette année, l'emploi du temps fut tout à fait chaotique.

Après maintes pérégrinations, nous nous sommes retrouvées chez Jess, hier soir. Toujours une amie de Flow, que j'ai rencontré y'a 5 jours, et qui s'est vraiment décarcassée, puisqu'en l'espace d'une demie heure, elle est allée acheter de quoi passer une bonne soirée, et a rameuté des copains à elle -que je ne connaissais pas non plus-.

 

C'est comme ça qu'à 00h pile, elle a ramené de la cuisine des éclairs au chocolat pleins de bougies, et une multitude de petits cadeaux classés -sexe-.

C'est comme ça que j'ai fêté mes 20 ans entourée de personnes ayant au minimum 27 ans, au maximum 39 ans. Que je connaissais à peine, voire pas du tout. Et je me suis amusée, j'ai pris du bon temps ...

Je suis rentrée à 8h20 à la maison, après plus d'une heure de bus. Avec un sac plastique rempli de ballons. Oui, y'avait un clown qui était là, parmi les z'inconnus. Habillé normalement hein, sans nez rouge ni maquillage, mais il avait ramené ses ballons à gonfler, et il m'a fait plein de trucs (photos bientôt ?). Le Goofy dépassait du sac, bref, bien l'affiche dans le bus avec tous les lycées ...
Et après, matinée à la fac. Avec les potes de classe.

Les coups de fil, les cartes, les mails, les sms.

 

 

 

 

Y'a finalement peu de gens qui m'ont oubliée.

Y'en a même qui y ont pensé, alors que ça fait des mois que l'on ne se parle pas, que l'on ne se voit pas.

 

Mais quand la seule personne qui a oublié, c'est celle que l'on aurait aimé entendre dire "Joyeux anniversaire", ou même seulement "Ca va ?", ça fait mal, très mal ...

Joyeux anniversaire

Voilà.

Au moment où tu liras ça, j'aurai 20 ans.

 

20 ans.

C'est tout con, mais au moment où j'écris cette note, ça me fait bizarre de me dire que je vais avoir 20 ans. (oui, il me reste encore 5 jours avant la date fatidique ...)

20 ans, c'est le premier changement de dizaine significatif : quand j'ai eu 10 ans, je ne me suis pas posée de questions. Trop jeune. Trop naïve. Trop tout ce que tu veux.

 

Mais là ... Putain ça fait bizarre.

J'ai l'impression que maintenant, je vais être une adulte aux yeux des autres. Que je vais devoir arrêter de faire n'importe quoi, de dormir avec un nounours, de marcher pieds nus dans les rues, et que je vais devoir me calmer. Cesser d'être toujours en colère contre tout et tout le monde.

J'ai 20 ans, ma vie commence, j'ai encore tout à prouver. Tout à choisir, tout à faire.

Pourtant, on ne peut pas dire que je n'ai rien fait de ma vie "d'avant", mais je n'ai pas fait grand chose non plus.

 

Ca fait 5 ans que j'ai la majorité sexuelle et le droit de coucher avec qui bon me semble.

Ca fait 2 ans que j'ai la majorité, le droit de voter et la responsabilité de mes actes sur les épaules.

Demain, ça fera 2 ans que j'ai le droit de conduire une voiture toute seule, et ça fait bientot 4 ans que je conduis.

J'ai quitté la France il y a presque 2 ans, un peu après mes 18 ans, pour poursuivre mes études ailleurs.

J'ai des amis, qui viennent d'un peu partout et qui sont un peu partout, avec toutefois un noyau "dur".  J'ai eu des amis, qui ne font plus partie de ma vie. J'ai eu des ennemis, et je pense que je les ai encore. Si ce n'est pas le cas, je ne me fais pas d'illusions, j'en aurai d'autres un jour.
J'ai eu des petits amis. Plus ou moins sérieux. Bon, OK, rarement sérieux.

J'ai eu un très gros chagrin d'amour, je ne suis même pas sûre qu'il soit guéri aujourd'hui. Est-ce que ces chagrins là se guérissent un jour ?

J'ai été trahie, ou alors j'en ai eu l'impression, par des personnes qui m'étaient proches. D'autres m'ont oublié, sans raison.
J'en ai oublié aussi, j'en ai zappé de ma vie.

J'ai fait de la musique. Ca m'a amené à rencontrer pas mal de personnes, de tous horizons, qui ont compté plus ou moins pour moi. Mentors, profs, amoureux, amis, très bons amis, ennemis. Des gens insignifiants aussi parfois. Une nouvelle maman. Un papy de remplacement.
Je fais encore de la musique, mais à un rythme beaucoup moins soutenu. En attendant de revenir définitivement peut-être en France, et de les retrouver, pour de bon.

J'ai appris à vivre seule, à cuisiner seule, à faire le ménage seule. J'ai appris à être ma propore maîtresse, à décider par moi même, à faire mes propres choix. Bons ou mauvais, ils apportent toujours quelque chose.

J'ai découvert les soirées entre amis, en petit comité, les soirées dans un bar, et les soirées dans les boîtes-lounge. J'ai eu des gueules de bois, certaines terribles, d'autres soutenables.

J'ai voyagé. Allemagne, Italie, Angleterre, et de nombreuses villes de France m'ont vu passer, touriste d'une journée, ou habituée des lieux.

 

Mais ce qu'il faut surtout retenir de ces 20 années de vie, c'est qu'elles m'ont forgé un sacré caractère, un tempérament de feu, et qu'elles m'ont fait rencontrer des tas de gens, j'en oublie certainement, qui m'ont accompagné et qui m'accompagnent encore aujourd'hui.

 

J'ai perdu certaines illusions, mais j'en ai encore d'autres. J'ai encore de grands espoirs pour la suite de ma vie, des projets et des envies.

 

 

 

 

"Vingt ans. Cet âge décourageant où l’on croit encore que tout est possible. Tant de probabilités et tant d’illusions. Tant de coups à prendre dans la figure aussi." (A.G)

 

 

 

 

Et une petite phrase de Flo pour marquer le coup, encore une fois :

"Vingt ans, c'est l'âge où l'on peut encore adopter un autre comportement quand on s'aperçoit qu'on s'est trompé... "

23.04.2008

J'ai testé pour vous ... Le test psychologique.

Eh oui, j'ai joué la cobaye.

Bénévolement en plus, sans même avoir la possibilité de connaître les résultats du test.

Tout ça pour aider quelques uns de mes camarades, étudiants en 3ème année de psycho.

Ca a commencé par 5 pages de questions de logique, un peu comme dans les tests de QI, tu sais, quand on te dit de trouver la suite à cette série "A, B, C, ..." parmi les propositions suivantes : "Z, D, N, Q".
Voilà pour l'exemple.

La suite est plus intéressante : 5 pages de questions sur ta vie, tes habitudes, ton comportement.

Je plains les étudiants qui vont plancher sur mon "cas" ...

Non pas que j'ai répondu répondu n'importe quoi, au contraire, j'ai été la plus honnête possible. Après tout, si j'étais à leur place, j'aimerais que les gens soient totalement sincères, afin de m'aider à avancer dans mes études.

Mais quand j'ai vu les questions, ainsi que mes réponses, je me suis dit que j'avais sûrement du souci à me faire.

 

"Préférez-vous les situations dangereuses, où règne l'imprévu, ou préférez-vous les situations calmes et habituelles ?"

Sans hésitation aucune, la première.
Je suis restée la maîtresse d'un homme marié pendant 2 ans, avec la présence continuelle de sa femme autour de nous.
Je voyage, sur un coup de tête, vers des villes que je ne connais pas du tout, où je ne connais personne et sans personne à l'arrivée pour me guider.
A 18 ans, je suis partie à l'étranger, seule, sans aucun contact dans le pays d'arrivée, sans aucune connaissance du pays. J'y suis encore, mais ça ne me dérangerait pas du tout de le refaire, ailleurs.

 

"Avez-vous différents comportements que vous utilisez selon les situations ?"

Ben ... La réponse me semble tellement évidente. La question ne me pose aucun problème, mais quelque chose me fait tout de même tiquer. Est-il "politiquement correct" d'avoir plusieurs comportements ?
J'agis et me comporte différemment avec mes professeurs de musique et mes professeurs de fac.
Je fais davantage attention à mon vocabulaire, ma façon de parler et de me comporter quand je sens que ma nature exubérante et délurée peut gêner les personnes en face.
Je suis différente en France et au Lux. Je suis différente à Paris et en Picardie.

 

"Arrivez-vous toujours à l'heure ?"

Aïe. Question piège.
Je suis constamment en retard, et pas parce que je suis une fille.
Je me lève trop tard, parfois il me reste 15 minutes pour me préparer, mais je me dis que j'ai encore le temps de glander sous la couette pendant quelques minutes. Alors ... Je glande.
Et après, c'est la panique pour attraper le bus. Ou alors, je ne trouve plus les clefs de voiture, de maison, je ne sais plus où j'ai rendez-vous.
Et puis, raison la plus courante et "habituelle", je n'ai pas la notion du temps. Je n'ai pas de montre, j'ai rarement mes portables avec moi, et en plus, mon réveil a une heure différente de mon horloge, qui elle-même a une heure différente de mes portables.

Inutile de préciser que mes deux portables ont chacun une heure différente, tu l'auras compris de toi même ...

17.04.2008

Octave

Dans le pays tout petit petit qui m'accueille pendant la durée de mes études, c'est la fête de l'Octave.

 

Watt ? (C'est comme ça qu'ils disent ici, au lieu de "Gnééé ?" ou "Quoi ???" ou encore "Hein ??????")

 

La fête de l'Octave mamzelle, madâme, môssieur.

"Dernière semaine d'avril et première semaine de mai : "Octave" et "Märtchen"
La tradition de l'"Octave à Notre Dame de Luxembourg", en l'honneur de la Vierge Marie, mère de Jésus et patronne du Luxembourg, est d'origine religieuse. La vénération à Notre-Dame de Luxembourg remonte au XVIIème siècle. Le duché de Luxembourg et le comté de Chiny élisaient, en 1666, la Consolatrice des Affligés comme patronne protectrice du pays.La première octave eut lieu en 1639, lorsque l'on transportait la statue de la Sainte Vierge de la chapelle du Glacis
 vers l'église jésuite (aujourd'hui la cathédrale Nôtre-Dame) pour la vénérer pendant huit jours.
Jadis, les habitants des villages pratiquaient un pèlerinage vers Luxembourg-Ville et communiaient à jeun. Après la messe, ils traversaient la rue pour le "Märtchen" ("petit marché") à la Place Guillaume et ses stands de nourriture.
Aujourd'hui, le "Märtchen" a quelque peu perdu sa vocation originale, mais continue à offrir des stands de nourriture (notamment le traditionnel poisson frit ou "gebakene Fesch"), de boissons, de musique et d'animation. L'Octave attire chaque année plus de cent mille pélerins. En 1921, l'Octave a été étenude à 15 jours.
Le fait que les émigrés luxembourgeois aux Etats-Unis célèbrent toujours l'Octave montre l'importance que les Luxembourgeois attachent à cette tradition.
" (source : http://www.gouvernement.lu/tout_savoir/tourisme/fetes_tra... )

Bon, alors si t'as pas voulu, c'est une fête religieuse, en l'honneur de la Vierge Marie. Ca suffit pour comprendre à peu près le contexte.
Donc, sur la place Knuedler, y'a un "märtchen". Un marché quoi. Enfin, un marché, c'est beaucoup dire.

Y'a plein de stands qui vendent de la bouffe, en tout genre. Pâtes, pizzas, burritos, thüringen, etc.

Y'a plein de stands qui vendent de la boisson. De la bière, du vin, etc.

Y'a plein de stands qui vendent de tout et n'importe quoi. A savoir (liste non exhaustive) : chapelets, livres pour enfants, sacs indiens, vêtements d'enfants, bougies, etc.

Y'a plein de touristes. Enormément. De tout le pays, d'Allemagne, etc. Et donc, y'a un défilé de bus assez incroyable, quasiment tous les jours.

 

Et aujourd'hui, ma poêle à frire m'a proposé qu'on se rejoigne au Märtchen en fin d'aprem. (Bon, ma poêle à frire est une fausse poêle à frire, c'est ma pote Flo. L'histoire de ce surnom est très trèèès longue, elle fera peut être l'objet d'une prochaine note ... Qui sait ?).

En attendant la fin de l'aprem, comme j'avais pas mal de boulot à faire, j'suis allée squatter à la Bibliothèque Nationale (abrégée en BNL).

 

Et là ... Ce fut le drame.

 

Bah oui, t'imagines bien que si je te raconte tout ça, c'est qu'il y a une raison, c'est pas uniquement pour te renseigner sur les curiosités touristiques du pays qui a bien voulu m'accueillir pour la durée de mes études (quoique, j'attends toujours ma régularisation, et le bout de papier qui prouve que je suis en règle ...).

Figure toi qu'une dissert' sur une citation de George Sand, c'est pas vraiment simple comme bonjour, et que ça nécessite tout un attirail pour réussir à bosser dessus : une table pour soi tout seul, afin de poser et d'étaler les 17 livres dont on a besoin (véridique !), des feuilles, des stylos, de l'ananas pour tenir le coup (j'adooooore l'ananas !) et du silence.

La BNL semblait donc l'endroit idéal.

Mais déja, tu te doutes de ce qui a foiré, à cause de ce joli verbe "semblait".

Hé oui, pendant la période de l'Octave, les cloches de la cathédrale sonnent toutes les demi-heures environ. Pendant 5 à 10 minutes à chaque fois. En tout cas, c'est ce qu'il m'a semblé.

 

Parce que figure toi que ces cons, ils ont mis la BNL dans des bâtiments anciennement jésuites, qui se trouvent ...

 

 

 

 

 

 Oh allez, un peu de suspense quoi ...

 

 

 

 

 

 

Juste à côté de la cathédrale.

Même qu'il y a un mur commun entre eux deux.

 

 

T'imagines comment j'étais trop concentrée sur Sand, et tu te doutes de comment j'ai trop avancé sur ma dissert' : j'ai rien foutu, à part mon plan, en l'espace de 4h, je m'épatate moi même.

 

Vivement la fin de l'Octave.

15.04.2008

Il pleut il pleut bergère

Il faisait tout beau ce matin, c'était le grand bonheur en dedans de ma petite caboche :

 "Youpi, je peux mettre mes ballerines sans craindre d'avoir les pieds trempés, pas comme hier !"

(Ah oui, parce qu'il faut expliquer qu'hier, j'étais trop euuuh à la bourre pour chercher des chaussettes, mettre mes converses, lacer les converses. Alors du coup, j'ai mis mes ballerines à l'arrache, et pouf je suis partie vers mon destin la fac. Sauf qu'il s'est mis à pleuvoir, toute la journée, que ce cher Davide m'a emmené manger loin, puis on a fait tout le trajet inverse pour aller à la papeterie, puis en plein centre ville, là où il y a plein de pavés glissants et tout. Tout ça à pieds. Evidemment. Donc, j'avais les pieds plus que trempés, les orteils glacés, voilà j'vais être malade.)

Donc, j'étais toute heureuse à la vue de ce grand soleil. J'ai attendu jusqu'à la dernière minute avant de partir pour voir si le temps ne se dégradait pas.

Pas un nuage. Donc, ballerines.

 

Mais je suis maudiiiiiiiite des ballerines, ça peut pas être possible autrement !

Il s'est remis à pleuvoir pendant TOUTE la journée, une fois de plus ... Et là, c'était de la vraie pluie, des grosses gouttes toutes mouillées, alors qu'hier, c'était de la pluie fine, qu'on s'en fout complètement si on se la prend dans la gueule.

Bref, mon arrêt de bus était bourré à craquer, et par des gens qui avaient des capuches et des parapluies.
Moi, je déteste les parapluies, je ne possède aucun parapluie, et ça me convient tout à fait. La pluie ne me dérange pas plus que ça. En plus, j'ai pas de capuche non plus.

Je me suis donc postée à côté de l'abribus, en attendant mon bus. En me faisant tremper, en n'osant pas poser mes sacs de courses par terre, et avec mes ballerines dans les flaques.

Et c'est à ce moment là que j'me suis rendue compte que finalement, les gestes gentils et totalement désintéressés existaient encore.

 

Une jeune femme, de quelques années mon aînée, est venue à côté de moi avec son parapluie, et me l'a mis au dessus de la tête.

Alors que je n'avais rien demandé, rien laissé voir, puisque la pluie, j'aime bien.

 

Merci encore, madame.

 

Ca et Frank (un de mes profs') qui voulait me ramener chez moi après la porte ouverte samedi après midi, les gens sont adorables ou c'est moi qui tombe sur les bons ?

Moi, moi, moi

Je déteste que les tranches de mes bouquins soient cassées.

Je n'écris jamais dans mes livres, de classe ou de loisir, ni au feutre, ni au crayon de bois, ni au stabilo. Si je dois vraiment le faire, j'achète le livre en double. (véridique : j'avais 2 fois Candide l'année de Tle)

J'aime la vodka. Et le whisky. Et divers autres alcools. (Mais ça, ce n'est un secret pour personne ...)

Je passe une partie de ma vie dans les trains. Plus précisément, je passe régulièrement la moitié de mes weeks end dans les trains et les gares.

J'adore les soirées organisées par l'harmonie et par les pompiers. Là encore, ce n'est pas un secret ...

Je ne sais pas marcher avec des talons (Olivier confirmera ...)

Je dors avec des doudous ...

J'écris de plusieurs façons, selon l'humeur, le jour, l'occasion, l'envie.

Je n'aime pas mon prénom.

J'aime le vert.

J'aime perdre mon temps dans des musées.

Je passe 6 mois de l'année en tongs, et les 6 autres mois en Converses.

J'ai donné des cours de catéchisme (et ouais ... et pour ma plus grande fierté, j'ai été la meilleure prof que ces gamins ont eu, de leur propre aveu ... on se demande bien pourquoi ^^)

Je déteste rater des cours et devoir reprendre les notes de quelqu'un d'autre.

Chez moi, mes trombones sont triés par couleur, mes CD par genre et par ordre alphabétique (no comment)

J'aime l'impressionnisme, les couleurs pastels. J'aime pas les sculptures.

J'aime pas vraiment les enfants, je trouve ça chiant.

Je rêve d'avoir une tortue, une vraie, vivante, pour moi toute seule.

J'aime partir sans prévenir. Les plans tout faits, les journées réglées à la minute près, c'est pas mon truc.

Je suis ultra nulle en informatique. Et en "nouvelles technologies" aussi.

J'écris presque tout sur mes mains. Surtout mon emploi du temps, les changements de salle, changements d'horaires, ou les choses importantes à ne pas oublier.

Parfois, je passe plusieurs semaines sans me coiffer. (Càd sans passer un seul coup de brosse dans mes cheveux. Amies glamour, bienvenue ^^)

Je mets des tongs quand il pleut.

Je suis la victime (malheureuse) de migraines vilaines.

Je suis beaucoup trop indépendante parfois, beaucoup trop libre. (Mais peut-on l'être trop ?)

 

J'aime pas m'attacher aux gens, j'ai trop peur de souffrir par la suite ...

 

Mais j'essaie de vivre ma vie, du mieux possible, avec toujours un petit grain de folie, de je ne sais quoi qui rend les choses différentes, et beaucoup plus intéressantes.
(Je cherche toujours le truc qui puisse rendre le cours de latin beaucoup plus intéressant, HELP !!!)

12.04.2008

Note décousue

Tu me connais bien pas tant que ça finalement, mais tu te doutes bien que je ne peux pas être une méchante fille, c'est pas possible ! Je suis aussi sympa qu'une glace en plein été, qu'un lit douillet après une nuit blanche, qu'un verre de vodka après une dure dure dure journée.

Aussi, tu te doutes bien que quand mon pote Davide m'a envoyé un texto pendant son cours de latin, alors que j'étais tranquillement en train de sécher rentrer chez moi, texto qui disait "AIDE MOI", en lettres majuscules, je me suis efforcée de l'aider du mieux que j'ai pu, par texto.

 

Ce qui a donné, approximativement, le texto qui suit : "Il était une fois une forêt enchantée. Dans cette forêt enchantée se trouvait un oiseau rose. L'oiseau rose aimait beaucoup chanter et se baigner."

J'attendais une réponse pour continuer mon histoire dans un autre texto, mais apparemment ça lui a suffi.

 

A moins qu'il ne se soit pendu avant de l'avoir reçu ?

 

***

 

Portes ouvertes aujourd'hui à l'Université.
Ce fut passionnant, et très enrichissant pour moi. La preuve ?

J'ai tenu le stand pendant toute l'aprem, et 4 personnes sont venues me voir.

Une personne m'a demandé comment ça se passait pour être assistante sociale.
Une autre m'a demandé quelles études suivre pour travailler dans l'urbanisme.
Une autre a posé des questions sur les études de commerce.

 

Précisons que je suis étudiante en Lettres Françaises, l'équivalent des Lettres Modernes en France, et que le stand que je tenais, c'était bel et bien celui de ma filière, laquelle filière était inscrite en GRAND sur un panneau juste derrière moi, ainsi que partout sur le stand ...

Je sais pas ce que je dois en conclure.

Concert, J + 7

Une semaine déja.

Une semaine que les projecteurs se sont éteints, que les partitions ont été tournées, que la baguette de Nico s'est posée.
Une semaine que j'ai vu mes petits devenir grands, gravir une marche dans la hiérarchie musicale.
Une semaine que ce trop plein d'émotions reste logé en moi.

Le 5 Avril. Traditionnel concert de printemps, avec tout ce que ça implique.
4 Avril, arrivée à la gare à 20h30, bonjour maman, je suis pressée. Le temps de faire la route, à 21h, je suis à la salle. Ca fait déja 1h qu'ils ont démarré. Qu'ils répétent. Et c'était loin d'être fini ...

23h, Maxime nous invite à continuer la soirée chez lui, avec une fondue au chocolat. Promenades dans les rues vides de Friville, la route du retour, et puis la maison, enfin. Il est 2h30. Ca fait exactement 17h30 que je n'ai pas posé mon sac, que je n'ai pas pu me "laisser aller". 17h30 que je change d'endroit comme d'autres changent d'avis. Que je change d'entourage.

Et cette fatigue, toujours présente ...

Et l'autre fatigue qui s'annonce, qui a dit qu'un concert était de tout repos ? Pas moi.

Réveil tard samedi matin, ou plutôt samedi midi.
Repas avec mes parents, ma soeur. 2h plus tard, je suis repartie sur les routes. Etudes oblige, me voilà à la librairie, pour réceptionner une commande.
Quand je rentre, la maison est vide.

Il me reste 10 minutes avant l'heure de rendez-vous, à la salle.

Evidemment, j'arrive en retard, comme d'habitude, comme toujours, comme partout.

Préparer la salle, descendre le matos, compter les chaises, compter les présents, prévoir les retardataires, préparer ses affaires, à sa place.

Répéter.
Rapidement, histoire de ne pas se foutre dedans pour le concert.
"Mauvaise répét, bon concert. Excellente répét, mauvais concert."

Plus qu'un dicton, une réalité.
Surtout ce soir là, où pour la première fois, en répét, on a joué impeccablement un morceau que l'on a pas eu le temps de travailler assez, que ce soient les musiciens, ou le chef. Morceau qu'on a foiré le soir du concert, même plus que foiré ...
C'est dans ces moments là, quand on est perdu dans sa partition, tout comme sa voisine, qu'on se rend compte de l'importance du chef. De son rôle, de tout ce qu'il exige.

Et puis, ce moment d'émotion.
Qui ne nous rajeunit pas, qui nous prend aux tripes et qui nous ferait presque verser une larme, comme Mél l'a fait remarquer.
Thomas et Maxime, 17 ans à peine, prennent la baguette à leur tour, après des mois de cours de direction. Ils ont entamé ce long parcours qui les fera devenir de bons chefs. Même d'excellents chefs, à voir comment ils se débrouillent après seulement quelques mois.
Ces petits, qui sont beaucoup plus grands que toi, mais que tu connais depuis qu'ils sont hauts comme trois pommes, ou presque. Que tu vois grandir, jour après jour. Que tu aimes comme des petits frères, parce qu'au fond, la musique, c'est quoi, à part une grande famille ?

Et pourquoi tu crois qu'après un concert, on est incapables de parler avec le "commun des mortels" ? Y'a tant de trucs qui se passent en toi, t'as encore toutes les notes en tête, les morceaux foirés, les réussis, les surprises, tu vois encore le regard de Nico à un moment du morceau, où ce que tu joues est super important.
T'as encore cette complicité tacite avec ceux qui jouaient à côté de toi, derrière toi.
T'as ce truc. Y'a pas d'autre mot, c'est un truc.
Que seuls les initiés peuvent comprendre.
Tu trouves rien à dire à ce "commun des mortels" après un concert. Tu décompresses, tu te libères.
Tu respires librement, tu arrêtes de te concentrer.


Faire un concert comme celui que l'on a fait, c'est jouer une douzaine de morceaux. De tous genres : classique, jazz, contemporain, variété. Vraiment tous les genres.
T'imagines la concentration qu'il faut, à chaque fois ? Pour jouer un morceau tel que le chef le veut, il faut être super concentré, il faut être dedans, à fond.

Fais cette opération 12 fois, en évitant les couacs au maximum. C'est fatiguant. Mentalement.





A 4h, tu rentres chez toi. Loin d'être fatiguée, encore emportée dans ce tourbillon de sensations. A 5h, tu t'endors.
Le lendemain midi, tu remanges avec tes parents et ta soeur.


Et c'est déja l'heure de prendre le train, de rentrer au Lux.


BILAN : J'ai à peine vu mes parents, ma soeur. J'ai passé mon we quasi entier avec mes musicos. J'ai revu des gens, perdus de vus, éloignés, que j'avais pas oublié. J'ai pris mon pied.


Le passé revient, au galop.

Et c'est dingue comme c'est agréable ...

10.04.2008

la figue part en voyage (ou presque ...)

Y'a des jours comme ça ...

Tu me crois si tu veux, mais j'ai découvert tout récemment que mon amie la SNCF faisait une liaison "Luxembourg-Nice" tous les soirs, ainsi que le retour "Nice-Metz". Me demande pas pourquoi ces fainéants s'arrêtent à Metz pour le retour, et qu'ils vont pas jusqu'à Luxembourg, c'est un mystère que j'ai pas encore éclairci.

Toujours est-il qu'une idée commençait à trotter dans ma tête alors que la baisse de moral s'installait : je vais passer ma journée de libre à Nice. Oui oui, comme ça.
Mercredi après-midi, je prépare mon sac avec le minimum : brosse à dents, livres, CB. Et ma bouteille d'Evian. Et surtout, soyons optimistes, des lunettes de soleil et mon appareil photo. Je prends le bus, direction la gare.

Tu connais ce fabuleux sentiment de liberté ? Tu pars comme ça, à l'aventure, avec Indiana Jones dans tes poches, le guide du Routard dans ton sac, sans prévenir personne, et tu rentres le surlendemain. Tu vas dans une région de la France que tu ne connais pas du tout, où tu ne connais personne, où les gens ont un accent terrible alors que toi, le seul accent que t'as, c'est l'accent de ch'Nord. Et encore, seulement quand tu es là bas, sinon tu côses normalement. T'es bien élevée quô.

Bref, quand tout ça te prend aux tripes, t'as l'impression que même si la Terre elle se met toute entière à vouloir te pourrir ton truc, bah elle y arrivera pas. Qui c'est la mieux ? C'est la figue, évidemment !

 

Ben pas tant que ça en fait ...

 

Après 15 bonnes minutes passées au guichet de la SNCF version luxembourgeoise (qui s'appelle en fait la CFL), ben t'apprends que la madame, elle sait pas combien tu dois payer pour partir à Nice, parce que vu que t'as tout plein de cartes SNCF (ô toi qui me lis, si ton papa, ta maman, ton poisson rouge ou toi même travaille à la SNCF -version française- tu me comprends !) ben elle sait pas comment faire.

Alors là, tu dis "fuck la Terre". T'es pas obligée de foutre en l'air ma journée découverte d'une autre culture, tout ça parce que toi tu peux pas faire pareil d'abord !

 

Pour la peine, le mercredi soir, au lieu de faire 12h34 de train corail-lunéa (où que tu peux faire un rô dodo dedans et pouf ! tu te réveilles à Nice, ou à Marseille, ou à Toulon !!!) et bah j'ai fait soirée chips-dvd.
Et puis aujourd'hui, au lieu de me perdre dans les rues d'une ville du Sud, au soleil, j'ai squatté la B.U, à la recherche d'éléments me permettant de disserter sur une citation de George Sand.
Et ce soir, au lieu de prendre le train de corail lunéa qui ne va pas jusqu'à Luxembourg (mais seulement jusqu'à Metz, suis un peu !) bah j'ai fait une lessive.

Faut avouer que sur ce coup là, la sensation de liberté absolue n'a pas demandé son reste, et est vite partie voir ailleurs si j'y étais (ce qui est totalement idiot, puisque j'ai pas pu prendre le train !)

La vie d'une figue, c'est passionnant n'est-ce pas ?

28.03.2008

Tu fais quoi vendredi soir ?

Musique ce soir.

Cette perspective suffit à me rendre heureuse. Avec un sourire jusqu'aux oreilles.
Je n'aurais pas dû m'enfuir comme ça à l'autre bout du pays, à l'étranger. J'aurais dû rester.

Je n'aurais pas connu Flo, Davide, Romain, Tom, et les autres, mais j'aurais continué la musique. Comme avant.
Enfin, pas tout à fait comme avant. L'époque bénie du "comme avant" est révolue depuis belle lurette.
Je pensais ne jamais m'en remettre, ne plus jamais remettre les pieds dans ce milieu, pas ici du moins. Même si je leur disais le contraire, je savais (ou pensais savoir) que je n'en serai jamais capable.

Et puis, il est devenu évident que je ne pourrai jamais recréer cette bulle là bas, au Lux, que cette bulle était unique, et qu'elle ne me suivrait pas. Grande leçon d'humilité.
Je suis revenue. Je reviens, assez régulièrement, juste pour une répét'. Pour un concert. Un repas. Et peu importe les heures interminables de train que je dois faire pour ça.

Et ça ne me dérange pas. Tout comme ça ne les dérange pas que j'arrive avec 45 minutes de retard, à cause de mes horaires à la con.
Parce qu'ils me font confiance, que Nico me fait plus que confiance, qu'ils sont plus que ravis que je revienne, et que ça me rassure de voir que rien n'a changé.
Ils sont toujours pareils.
Toujours eux, toujours fous fous, toujours le mot pour rire, toujours ce brouhaha.

Et toutes ces choses, qu'il m'est impossible de retrouver ailleurs ...
6 ans que je les connais, bientôt 7. Ils m'ont vu grandir, évoluer, progresser, devenir une adolescente, et ils me voient devenir une jeune femme.
Je les vois devenir adolescents, j'en vois d'autres devenir de jeunes adultes, des parents, des époux, des grands parents, et fort heureusement, un seul décès est survenu, il y a déja 6 ans de ça.

J'espère qu'il n'y en aura pas avant très très longtemps, parce que je ne vois pas l'harmonie sans un de ses membres, c'est impossible.
Pas éternellement.

Pas eux.

25.03.2008

Et toi ton maire, il est comment ?

Une équipe municipale d'enfer !

Traditionnelle course aux oeufs hier, pour les enfants de la commune, suivie d'un apéro et d'un repas, tous ensemble (enfin, ceux qui veulent.)
Comme je suis rentrée plus tôt à la maison, je me suis incrustée au repas :) Bon, faut préciser aussi que je suis pote avec mon ancien et mon nouveau maire. Beaucoup plus avec l'ancien quand même... Qui me présente à des gens que je connais pas :
"C'est Pauline, c'est la relève"
(ouais ouais, il me demande déja si je serai revenue dans le coin pour les prochaines élections ...)

Qui me dit plein de trucs gentils :
"Mais t'as que des qualités !"
(ouais ouais, je sais *prétentieuse*)

Qui ... essaie de me caser avec son fils :
(parlant de ses trois enfants :) "Tu vois, Thibaut, c'est pas le mieux réussi ... Hélène non plus."
(moi :) "Oui, donc le mieux réussi, c'est Thomas quoi" (soit dit en passant, le seul célibataire de ses trois enfants, et en plus, c'est le mec sur qui j'ai craqué y'a quelques mois de ça ...)
(lui :) "Oui, c'est Thomas, vraiment."
(la voisine de table :) "Oh oui, Thomas il est vraiment gentil. Et serviable comme tout !"
(M.le maire :) "Oui oui, c'est vraiment pas pour faire sa publicité, mais Thomas il est vraiment bien."

Et les deux qui continuent sur leur lancée, qui me parlent maintenant de Joseph, le fils d'un de mes voisins, du même âge de Thomas ... Et là, d'un seul coup, alors que moi j'ai rien demandé à personne à la base, ce sont eux qui ont commencé à me parler des deux mecs, la femme de l'ancien maire pose LAquestion :
"Qu'est ce qui se passe ?"
(la voisine de table, très discrète :) "Oh rien, on essaie de la caser avec Joseph ou Thomas"
(l'ancien maire :) "Oh, même les deux, comme ça elle voit lequel est mieux !"

Bien évidemment, c'est toujours à ce moment là qu'il y a un immense silence dans la salle, et que la voisine de table ainsi que l'ancien maire disent ça d'une voix forte, qui fait que tout le monde, y compris le Joseph et le Thomas ont entendu ...

Heureusement qu'ils étaient assis loin, très loin de moi, pendant que moi je blablatais avec leurs parents à table ... (ouais ouais, la relève elle est à table à côté du maire actuel, et en face de l'ancien maire, la grande classe ^^)